DERNIERES INFOS

 

le 25 avril à Lille

Journée mondiale contre l’ALIENATION et l’EXCLUSION PARENTALES

http://jm2p.e-monsite.com/agenda/journee-mondiale-contre-l-alienation-parentale-a-lille.html

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A diffuser sans modération :

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L’affichage de notre site est désormais compatible avec les écrans des appareils mobiles (téléphones, tablettes) 

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La nouvelle version du livre LA MISANDRIE (mise à jour, largement augmentée) se cherche un EDITEUR.

 Merci de nous contacter si vous pouvez nous aider de quelque manière que ce soit : lacausedeshommes(at)orange.fr

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Le deuxième CD de JOHN GOETELEN est sorti :

http://www.hommelibre.ch/hommelibre.ch/contre_courant_john_goetelen.html

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Nous soutenons MARIN, héros de notre temps, massacré par des racailles parce qu’il défendait contre elles le droit d’un couple à s’embrasser dans la rue !

Pétition pour qu’il obtienne la légion d’honneur : https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-laiss%C3%A9-pour-mort-apr%C3%A8s-avoir-d%C3%A9fendu-des-amoureux-aea89e4b-f6e1-45e7-bfcb-c68aff679c55

Pour soutenir financièrement ses soins : https://latetehaute.fr/

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Nous recherchons des TRADUCTIONS bénévoles de
 
 
HOW TO AVOID FALSE ACCUSATIONS de John Davis : https://www.amazon.com/How-Avoid-False-Accusations-Rape/dp/1507799055
 
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22 avril : ELECTION PRESIDENTIELLE, DESESPERANTS CANDIDATS (voir 28 et 30 mars, 10 avril)

Le GES a reçu une troisème réponse, celle d’un assistant de Macron, totalement vide à l’image du discours habituel du candidat sur les autres sujets : "Partant du constat que la population féminine est celle subissant actuellement les inégalités les plus fortes, de nombreuses mesures figurant dans notre programme concernent principalement les problèmes rencontrées par ces dernières" Le "principalement" est très excessif : c’est "exclusivement" qu’il faudrait écrire !

http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/election-presidentielle-2017/

Le CIRA a lui aussi reçu une réponse de Macron, d’une vacuité tout aussi abyssale : http://summit4u.org/residence-alternee/emmanuel-macron-nous-repond-mais-pas-sur-la-residence-alternee/

Le GES a publié un communiqué par lequel, comme nous, il se refuse à donner une consigne de vote : http://www.g-e-s.fr/breves/les-candidats-ne-prennent-pas-en-compte-les-discriminations-fondees-sur-le-sexe-aucune-consigne-de-vote-pour-les-presidentielles/

Plus chanceux (?), Sos Papa a reçu des réponses de Dupont-Aignan (qui prétend "graver dans le marbre l’égalité parentale", alors qu’il n’a pas pris la peine de la "graver" dans son programme !!!) et surtout de Fillon, qui écrit : "je crois que la présence équilibrée des deux parents est un élément déterminant de l’intérêt de ces enfants et je soutiendrai la démarche qui permettra d’intégrer ce principe dans la loi". Même contradiction : si c’est "déterminant", pourquoi n’est-ce pas dans son programme ? De toute façon, vu le niveau de crédibilité du personnage, il n’y a pas beaucoup d’illusions à se faire...

http://www.sospapa.net/2017/04/les-resultats-election-presidentielle-1er-tour/

 

19 avril : PREMIERE PARTICIPATION D’UNE FEMME A UN MARATHON, UN ANNIVERSAIRE HOMINISTE

En 1967, la participation des femmes, jugées trop fragiles, aux épreuves de marathon était jugée inconcevable... à tel point que leur exclusion n’était même pas mentionnée dans les règlements. Cette année-là, le marathon de Boston du 19 avril est entré dans l’histoire du fait de la première participation d’une femme, qui a forcé le destin avec le soutien de plusieurs hommes. On peut qualifier cet événement d’"hoministe", même si le terme n’était pas encore employé, puisqu’un front uni des deux sexes a permis de pulvériser une tradition sexiste.

Cette femme, américaine, s’appelle Kathrine Switzer. Dès l’âge de 12 ans, elle est poussée par son père à s’entraîner tous les jours pour intégrer l’équipe de hockey.

En 1966, à 19 ans, elle rencontre Arnie Brigs, un homme de 50 ans féru de course à pied, qui l’entraîne si bien qu’elle le convainc de sa capacité à participer au marathon. Elle s’y rend avec lui, son boy friend et un autre ami, le 19 avril 1967. A l’échauffement, l’accueil des coureurs est très chaleureux, voire admiratif. Les organisateurs ne la repèrent pas... sauf au bout de 6 kilomètres. Deux d’entre eux se jettent sur la piste pour l’empêcher de continuer. Mais ses compagnons la défendent et lui permettent de terminer la course, exploit largement photographié et répercuté par la presse. La participation féminine sera autorisée en 1972.  

http://tempsreel.nouvelobs.com/photo/20160727.OBS5416/la-marathonienne-quand-kathrine-switzer-donnait-le-droit-de-courir-aux-femmes.html

Ou en ligne ici : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article419&var_mode=calcul

Kathrine Switzer a participé aujourd’hui au 40e marathon de Boston. Son histoire, fortement symbolique, est à l’inverse du mythe de la guerre des sexes à laquelle les misandres essaient de réduire l’histoire de l’humanité. Cette femme a été dès l’enfance incitée à pratiquer la course par un homme, son père. A l’âge adulte, elle s’est perfectionnée grâce au soutien d’un autre homme, Arnie Briggs. Elle s’est lancée dans le marathon avec lui et deux autres hommes, et à eux quatre, renforcés par l’enthousiasme qu’ils ont suscité chez des milliers de personnes des deux sexes, ils ont initié le processus de dynamitage d’une discrimination fondée sur le sexe. La guerre ou l’émulation mutuelle ?

 

15 avril : Plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants 2017 – 2019 OU COMMENT FAIRE CROIRE QUE LES MALTRAITEURS D’ENFANTS SONT TOUJOURS DES HOMMES...

http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/enfants-en-danger-dans-le-doute-agissez/

Bien évidemment, nous ne pouvons que soutenir une telle action au service d’une juste cause. D’autant plus qu’a priori, elle est conçue de manière non-sexuée, ce qui à notre époque, n’est jamais gagné, même en ce qui concerne les enfants. Rappelons que l’ONU a institué une Journée internationale de la fille (11 octobre), dont on ne voit guère la nécesité puisqu’il existe déjà une Journée internationale des droits de l’enfant (20 novembre), antérieure et extrêmement connue. Une autre Journée internationale, celle de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, qui concerne essentiellement des filles mineures, est organisée le 6 février par toutes les instances nationales et internationales. Mais aucune « journée » de ce type n’est consacrée aux garçons mineurs, principales victimes des mutilations masculines.

Sachant que le Plan est mis en place par le Ministère de Droits des femmes et par Laurence Rossignol, nous avons tout de même été voir de près. Certes, les actions envisagées sont de bon sens, et, dans le texte, le sexe des agresseurs et des agressés n’entre pas en ligne de compte. L’arnaque est ailleurs. La campagne de présentation comporte 5 videos, lesquelles ont toujours plus d’impact sur le public que le texte. Or, sur les 5 :

- 4 sont des témoignages d’adultes qui ont été des enfants vitimes. Dans les 4 cas (dont 3 agressions sexuelles), le maltraiteur qu’ils évoquent est un homme (dont un père).

- la 5e est un spot, qui met en scène un jeune garçon, son père, et un témoin. Le maltraiteur est le père.

Autrement dit, toutes les videos évoquent ou mettent en scène un maltraiteur masculin, ce qui véhicule un message implicite, subliminal.

Nous exagérons ? Il s’agit d’un fâcheux hasard ? Non, c’est toujours comme ça. Nous recensons ici les les visuels et les videos utilisés dans les campagnes privées ou publiques contre l’inceste et la pédophilie depuis 2004 : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article401&var_mode=calcul

Nous savons donc que dans ces campagnes, et sauf si, cas rare, il n’est pas mis en scène, le maltraiteur est toujours de sexe masculin. Et donc que, s’il s’agit d’un parent, c’est toujours le père.

En l’occurence, il s’agit non seulement de sexisme, mais encore de désinformation puisqu’on sait depuis longtemps par les stats du 119 et du SNATED que les violences sur les enfants sont majoritairement le fait de mères, et ce pour la raison parfaitement évidente qu’ils sont le plus souvent avec elles. http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article109&var_mode=calcul

Avant de quitter sous peu (et pour toujours, espérons-le) le ministère, Laurence Rossignol aura réussi un dernier coup tordu : salir les pères et les hommes, d’une manière qui passe inaperçue pour le profane. Un dernier crachat, en quelque sorte.

 

13 avril : CE N’EST PAS NOUS QUI LE DISONS

Sylvie Chaperon, coauteure du récent Dictionnaire des féminismes, conforte ce que nous disons depuis longtemps, à savoir que la place des hommes dans le mouvement antisexiste est minorée, voire occultée. A une journaliste qui lui demande : "Et les hommes dans tout ça ? Les entrées biographiques masculines sont très largement minoritaires dans ce dictionnaire", elle répond :

D’une part, les hommes restent minoritaires dans le mouvement féministe. C’est encore plus vrai je pense dans le courant des années 1970 qui se voulait volontairement non mixte.

Les hommes étaient plus présents autrefois car les groupes féministes tenaient toujours à associer une figure masculine, tutélaire ou honorifique, pour montrer justement qu’elles n’étaient pas contre les hommes.

Mais aussi, l’historiographie des femmes – la façon dont a été écrite leur histoire – a un peu négligé sans doute les soutiens masculins. Parce que l’idée c’était justement de mettre les figures féminines en avant. On pourrait d’ailleurs très certainement enrichir ce dictionnaire avec des entrées masculines.

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/20170412.OBS7914/la-feministe-est-souvent-presentee-comme-une-femme-aigrie-solitaire-hargneuse-voire-hysterique.html

En passant, on notera la contradiction : si "les soutiens masculins" ont été négligés dans "l’historiographie des femmes", pourquoi continuer à les négliger dans ce dictionnaire tout neuf ? S’il est possible et souhaitable d’ "enrichir ce dictionnaire avec des entrées masculines", pourquoi ne pas les avoir introduites d’emblée ? Ce n’est pas "politiquement correct" ?

Marlène Schiappa est l’auteure de Où sont les violeurs ?. Elle déclare au détour d’une interview : 

Je suis frappée qu’en France, aucune grande structure subventionnée ne s’attelle à cette question des hommes victimes de viol. On ne peut pas les laisser de côté du fait qu’ils sont une minorité, d’autant qu’on sait que des hommes ayant été agressés ou violés peuvent reproduire ce schéma. Il est nécessaire de le casser grâce à une prise en charge.

http://www.terrafemina.com/article/marlene-schiappa-livre-un-decryptage-glacant-de-la-culture-du-viol_a329219/1

Ce sont des propos de bon sens, que nous tenons également depuis longtemps. Et qui contiennent également une contradiction. Cette auteure dénonce tout au long de son ouvrage la présumée "culture du viol" (des femmes, bien sûr), c’est-à dire son occultation : mais si l’on en croit ce qu’elle-même déclare, ce qui est réellement occulté aujourd’hui, c’est le viol des hommes

Au fait, MS est une proche collaboratrice d’Emmanuel Macron. Puisque cette "grande structure" est indispensable, qu’attend-elle pour convaincre celui-ci de l’introduire dans sn programme ?

 

10 avril : LES DISCRIMINATIONS SEXISTES ABSENTES DU DEBAT PRESIDENTIEL

Les 2 réponses de candidats reçues par le GES seront sans doute les seules (voir 28 et 30 mars). On peut lire aussi l’ahurissante réponse de Hamon au CIRA sur la résidence alternée : http://summit4u.org/residence-alternee/pour-hamon-la-residence-alternee-est-dangereuse/

Nous avons donc consulté directement les programmes. Force est de constater qu’hormis dans de rares propositions, les candidats ignorent absolument les problèmes de la condition masculine (paternités imposéees, fausses accusations d’abus sexuel, exclusion des programmes de prévention des violences, sous-performance des garçons à l’école, etc.). Ils ignorent même le problème qui a été le plus popularisé ces trois dernières années, avec la campagne de perchages, à savoir ceux du divorce et de la résidence des enfants. Pire encore : ils sont plutôt portés à renforcer les discriminations déjà existantes ! Nous n’avons donc malheureusement aucune raison de donner une consigne de vote.

Une fois de plus, on ne peut que s’amuser de l’immense contradiction existant entre le discours des idéologues misandres et la réalité : selon eux, notre société vit sous le joug du "patriarcat" et de la "domination masculine", et pourtant les candidats à l’élection suprême (des hommes surtout...) ne se préoccupent en rien des injustices qui frappent le sexe qu’ils sont présumés favoriser, voire se proposent de les aggraver !

Pour chacun, nous relevons d’abord les propositions positives, puis après le double slash, les régressives :

Arthaud : néant // Mais un chapitre Droits des femmes (et d’elles seules...)

Asselineau : néant

Cheminade : néant. Cependant, dans Justice 3, des propositions intéressantes de Sanctions contre les juges défaillants

Dupont-Aignan : un bon point (dans le chapitre Combat pour les femmes) : Interdire les signes religieux ostentatoires à l’hôpital, dans l’entreprise et à l’Université // Malheureusement le même chapitre énonce ensuite des mesures anti-violences qui ne concernent que les femmes.

Fillon : néant // Dans Famille 9 : Réintroduire la liberté dans le recours au congé parental (cette mesure semble contradictoire avec le souci des lois récentes d’inciter les pères à prendre un congé maximal). Dans Femmes Monoparentalité 1,2 : des mesures pour les mères isolées seulement. Dans Violences faites aux femmes 3-5 : renforcement de mesures déjà en place. Dans Droits des femmes 9 : s’engager pour un gouvernement paritaire. 

Hamon  : un bon point dans le chapitre Petite enfance : Le congé paternité sera porté à 6 semaines – soit au même niveau que le congé maternité postnatal obligatoire. Le congé paternité se décomposera comme suit : 11 jours obligatoires et 4 semaines optionnelles. // Dans Fonction publique : Je poursuivrai la féminisation de la fonction publique à tous les degrés hiérarchiques. (Comment ? A coup de nouveaux quotas sexués ?). Dans Egalité FH, c’est la totale : Doublement des moyens du ministère des droits des femmes (ce qui revient à conforter une discrimination déjà fortement établie) ; Revalorisation des rémunérations des métiers majoritairement féminins (aberrant : la pénibilité ou le risque qui justifient la revalorisation d’un métier n’ont rien à voir avec le sexe de ceux qui l’exercent) ; Création de 4 500 places d’hébergement spécialisé (violences femmes)  : les hommes victimes peuvent crever...

Lassalle : néant

Le Pen : proposition 99 :  : Rétablir l’égalité réelle et la méritocratie en refusant le principe de « discrimination positive » (si ça vise les quotas sexués, on applaudit !) ; dans proposition 9 (Défendre les droits des femmes) : lutter contre l’islamisme qui fait reculer leurs libertés fondamentales // Mais, dans la même proposition : mettre en place un plan national pour l’égalité salariale femme/homme (concession au politiquement correct ?). Dans la 55 : Rétablir la libre répartition du congé parental entre les deux parents (même remarque que pour la mesure comparable proposée par Fillon).

Macron : néant // dans Egalité entre les femmes et les hommes, "parité dans les nominations des grands postes de l’Etat" (encore des quotas !) ; Objectif 3 Lutter sans relâche contre le harcèlement et les agressions qui touchent les femmes

Mélenchon : un bon point (32, p 59) : Favoriser des congés parentaux de durée identique entre les parents (sans autre précision, dommage). // Consulter le livret Egalité Femmes-Hommes dont le sous-titre est Abolir le patriarcat et dont le premier chapitre s’intitule : Notre constat : la domination masculine. Avec ça, on a tout compris ! p. 12 : Revaloriser les métiers occupés majoritairement par des femmes (même proposition bizarroïde que chez Hamon) / p. 14 : Imposer un plan de lutte et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles (Très bien ! Mais seulement pour les femmes ?) / p.15-16 : renforcement de toutes les mesures déjà en place pour lutter contre les "violences faites aux femmes" (et elles seules). Curieusement, le passage se termine par le droit à la PMA (?)

Poutou : néant // Le chapitre Droits des femmes (et d’elles seules) préconise l’égalité des salaires (sans autre précion : pour tous les types de travail ?), Des moyens pour accueillir les femmes victimes de violences (et elles seules), L’abrogation des lois discriminant et stigmatisant les femmes musulmanes (!!! Vive le port du voile ! )

 

4 avril : HOMMAGE A EVELYNE SULLEROT, L’UNE DES NOTRES

Elle nous a quittés le 31 mars dernier, à 92 ans. Elle fut une féministe, et une grande, avant que cela ne devienne à la mode. Dès 1956, elle fondait la structure qui donnera naissance au Planning familial. Elle était de tous les combats, et pour autant, elle n’a jamais joué à la star révolutionnaire ni multiplié les proclamations fracassantes, comme d’autres à cette époque. Mieux, elle a mis en garde d’emblée contre les dérives misandres qu’elle décelait dans le mouvement. Ainsi, en 1975 elle écrivait dans Mythologie de l’amour

La condition féminine quoi qu’on en dise échappe à l’analyse marxiste. Il y a d’autres facteurs que les facteurs économiques. Et les femmes ne sont pas toujours les opprimées, il y a aussi des femmes oppressives.

Mieux encore, elle a toujours conçu la lutte des mères et des femmes comme indissociable de celle des pères et des hommes. En cela, son itinéraire fait penser à ceux d’Erinn Pizzey ou d’Elisabeth Badinter. En 1992 elle a publié Quels pères ? Quels fils ?, livre dans lequel elle stigmatisait le pouvoir excessif donné aux mères, prenait position pour la résidence alternée et pour l’accès libre au test de paternité. Conséquente, elle est entrée au comité de parrainage d’Sos papa, jusqu’à en devenir la marraine en 2006 (et à le rester). Elle a écrit à cette occasion :

Les sociologues, les juristes, les militants familiaux, les travailleurs sociaux qui connaissaient de longue date mes travaux et mes actions en faveur des femmes ne comprenaient pas ce que je faisais aux côtés de ces pères rebelles, "tous des brindezingues", me fut-il dit, des machistes, des mauvais payeurs... Pourtant, depuis le temps du Planning, je n’avais pas changé, pas cessé de poursuivre le même but : défendre le trio père/mère/enfant(s), promouvoir la coparentalité même après les divorces, assurer le plein exercice de la double parentalité dans l’intérêt des enfants. Penser d’abord aux enfants, et aux conditions nécessaires à la cohésion sociale et à la transmission des valeurs.

http://www.sos-papa.net/pages/sullerot.htm

Libé a d’ailleurs trouvé le meilleur titre pour résumer son existence : Du Planning familial à Sos Papa

http://www.liberation.fr/france/2017/04/03/disparition-evelyne-sullerot-du-planning-familial-a-sos-papa_1560332

Droits des femmes, des enfants, des hommes - même combat. Indiscutablement elle était des nôtres, une militante hoministe dont le souvenir nous restera, et dont l’exemple doit nous guider.

Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui, dans les médias politiquement corrects, l’hommage soit plutôt discret et mitigé. Voici par exemple des articles qui "oublient" son soutien à Sos papa :

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/04/04/la-sociologue-feministe-evelyne-sullerot-est-morte_5105526_3382.html

http://www.livreshebdo.fr/article/deces-de-la-sociologue-evelyne-sullerot

http://www.aufeminin.com/news-societe/evelyne-sullerot-cofondatrice-planning-faamilial-deces-sociologue-s2203725.html

Quant aux sites misandres (y compris celui du Ministère des familles) dont nous avons fait le tour ce midi (et sous réserve qu’ils réagissent plus tard), ils ne relaient même pas l’info : le sectarisme ne conduit pas à la gratitude...

 

30 mars : REPONSE DE BENOIT HAMON AU QUESTIONNAIRE DU GES (voir 28 mars)

La réponse de Hamon est globale, mais suit à peu près l’ordre des questions, quoiqu’en en éludant certaines (elles gênent ?) sous forme de bouillie idéologique.

Question 1 : "je souhaite maintenir et renforcer le ministère des Droits des femmes (...) en doublant son budget" Super ! Discrimination au niveau gouvernemental, non seulement maintenue, mais encore renforcée, car "je ne suis pas favorable à l’extension du champ de ce ministère aux problèmes rencontrés par les hommes pour la simple raison que ces inégalités concernent d’abord les femmes qui sont dicriminées à tous les niveaux et dans toutes les sphères de la société." Quelle différence avec le discours tenu par les officines misandres les plus caricaturales ? Aucune.

Question 4 : "le congé paternité sera allongé à 6 semaines dont 11 jours obligatoires" Ca, c’est positif, et, à l’inverse d’Arthaud, c’est bien dans son programme, p. 17 : https://www.benoithamon2017.fr/2017/03/16/mon-projet-pour-faire-battre-le-coeur-le-coeur-de-la-france/

Question 5 : "Les dénonciations calomnieuses dans ce genre d’affaire doivent être traitées avec toute la prudence nécessaire et au cas par cas." Confusion révélatrice d’une méconnaissance totale du problème : ce sont les plaintes en général, toutes les plaintes, qui "doivent être traitées avec toute la prudence nécessaire" afin de déterminer si elles constituent ou non des dénonciations calomnieuses.

Question 6 : il est "favorable à ce qu’une réflexion puisse être engagée sur ces sujets"... mais pas le sujet évoqué par le GES, à savoir la sous-performance scolaire des garçons. Le sujet qui l’intéresse, c’est le présumé "plafond de verre" rencontré par les filles (où ça ?).

Bilan : mis à part l’extension du congé paternité, il faut s’attendre, avec Hamon, à un renforcement des discriminations fondées sur le sexe.

 

28 mars : REPONSE DE NATHALIE ARTHAUD AU QUESTIONNAIRE DU GES

Sans grande illusion, le GES a adressé aux candidats à l’élection présidentielle un questionnaire en 6 questions relatives aux discriminations fondées sur le sexe. A ce jour 2 ont répondu (Arthaud et Hamon) Tout est là : http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/election-presidentielle-2017/

Aujourd’hui nous analysons celle de Nathalie Arthaud. Elle est assez consistante (une page bien fournie)... mais complètement décevante :

- elle ne répond qu’à la question 3, sur la résidence alternée. Elle n’a manifestement rien à dire sur les autres problématiques, lesquelles, il est vrai, n’entrent pas dans le cadre du dogme marxo-misandre.

- une bonne déclaration d’intention : "Alors, bien sûr, certains pères ont une autre conception et c’est tant mieux. Tant mieux si nombre d’entre eux sont prêts à s’occuper des enfants dès leur plus jeune âge. Et pour que ce soit réalisable pratiquement je suis comme vous favorable à l’allongement du congé paternité". Pourtant, sauf erreur de notre part, ce dernier point n’apparaît nulle part dans son programme : http://www.nathalie-arthaud.info/

- un bon début d’analyse : "dans notre société, si la charge des enfants incombe de fait aux femmes, c’est parce que toute l’organisation sociale le veut" mais une erreur majeure sur les causes : "le poids de la famille pèse toujours sur les femmes, par consentement social, avec l’accord de la majorité des hommes" . C’est évidemment oublier que chaque annéee, environ 10 000 pères qui ont demandé la résidence alternée ne l’obtiennent pas, pour la seule raison que leurs ex-conjointes y font opposition, et que la Justice prend leur parti.

Bilan : une seule proposition susceptible d’améliorer la condition masculine... mais non-formulée dans le progamme.

 

27 mars : DECES DE CLAUDE LACHAINE, L’HOMMAGE DE LISE BILODEAU :

Claude Lachaine, fondateur, et défricheur de la première Maison "Pères-enfants" du Québec.

Claude nous a quittés vendredi dans son sommeil, le 24 mars 2016. Quelques jours avant son anniversaire.
Ce fut un vaillant guerrier pour défendre la cause des pères. Il a versé à même ses avoirs des sommes d’argent pour maintenir pignon sur rue à Montréal. Il a accompagné des centaines de pères au Palais de Justice dans leurs démêlés judiciaires familiaux. Je ne peux plus compter le support et les bonnes actions que Claude a réalisés pendant plus d’une quinzaine d’années avec quelques subventions, à compter sur les doigts de la première main.
En 1998, lors d’une dîner à Québec, Claude m’avait donné l’élan nécessaire pour fonder l’ANCQ., il m’avait dit :" Personne autre que Toi, pourra donner un souffle nouveau aux pères et aux hommes en difficultés et personne d’autre que toi fera ce qu’il y a faire.." Merci Claude, je suis toujours là.

 

17 mars : SOUTIEN A PHILIPPE SAUREL (suite). LAURA SLIMANI S’ENFONCE

Trois jours après sa sortie agiste/sexiste/raciste, Laura Slimani se revendique en avant-gardiste de l’obscurantisme :

http://laura-slimani.eu/reaction-suite-a-plainte-de-philippe-saurel/

Elle aurait tort de se gêner, puisque les protestations sont quasi-inexistantes, hormis celles venant de quelques vrais antiracistes et vrais antisexistes, par exemple John Goetelen et le GES :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/03/16/%C2%A0vieux-male-blanc%C2%A0-racisme-et-sexisme-decomplexes-dans-le-c-282757.html#more

http://www.g-e-s.fr/breves/soutien-a-philippe-saurel-non-a-la-banalisation-des-injures-sexistes/

En pleine campagne électorale, tous les hommes politiques qui dérapent quelque peu se confondent aussitôt en excuses, ou sont sanctionnés par leur hiérarchie. En l’occurence, Benoît Hamon n’a fait aucun commentaire, et il cautionne objectivement

Sans surprise, le silence des officines pseudo-antisexistes est assourdissant. Rien lu, rien entendu. On appréciera entre autres celui des Chiennes de garde, pourtant spécialisées dans la lutte "contre les violences symboliques sexistes dans l’espace public", qui viennent d’attribuer leur Prix macho 2017 et qui travaillent avec une grande minutie à recenser les insultes sexistes... sous réserve qu’elles soient dirigées contre des femmes. http://www.chiennesdegarde.com/

Une fois de plus, nous constatons l’imprégnation de la société par la culture misandre, qui fait des hommes l’une des dernières catégories contre laquelle toutes les formes de dévalorisation sont permises, voire légitimées.

A défaut, nous pouvons intervenir directement auprès des intéressés :

* pour exprimer son soutien à Philippe Saurel : http://www.montpellier.fr/Elu/118/ECRIRE/1/185-philippe-saurel.htm

* pour protester (courtoisement SVP) auprès de Laura Slimani :http://laura-slimani.eu/me-connaitre/

* pour demander à Benoît Hamon de sanctionner sa porte-parole : http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA590032

ou benoit.hamon@iledefrance.fr

 

15 mars : SOUTIEN A PHILIPPE SAUREL

Nous ne sommes pas partisans de la judiciarisation du débat public. Nous comprenons et soutenons pourtant le maire de Montpellier, Philippe Saurel, qui vient de porter plainte contre Laura Slimani, laquelle, le 9 mars dernier, l’a qualifié de "vieux mâle blanc", expression triplement insultante. http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/15/2536528-vieux-male-blanc-maire-montpellier-porte-plainte-contre-porte-paroles.html

LS est l’une des porte-parole de Benoît Hamon, et sa responsable à "l’égalité femmes-hommes". Du coup, sa conception de l’égalité apparaît clairement : un sexe (le masculin) est moins égal que l’autre. Elle a d’ailleurs écrit "mal" au lieu de "mâle", ce qui réjouira les amateurs de lapsus.

Rappelons que l’expression "vieux mâle blanc" (avec ses variantes : "mâle blanc", "hommes blancs de plus de 50 ans", "vieux mâles blancs hétérosexuels", etc.) est courante chez les idéologues misandres. Elle a été employée par exemple par Christine Delphy, Vincent Cespedes, Anne Lauvergeon, Joy Sorman, Delphine Ernotte. Sans provoquer chez les prétendus antisexistes professionnels de réaction notable. Peut-être la plainte suscitera-t-elle quelques utiles prises de conscience.

Mais ne nous faisons pas trop d’illusions. Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique de haut niveau est victime d’agressions misandres (cf les Baudis, Tron, Baupin, etc.). Pourtant aucun ne s’est engagé par la suite pour la cause hoministe. 

Rappelons aussi qu’une plainte du même genre a été déposée au Québec par deux avocats contre Anne-France Goldwater, une avocate allumée qui a l’habitude de tenir des propos sexistes dans les médias : "Les hommes sont des agresseurs, c’est ça la réalité" ou "les garçons, on leur enlève les couches à 30 ans." http://showbizz.net/2016/11/01/une-plainte-deposee-contre-anne-france-goldwater-suite-son-passage-tlmep/

 

14 mars : NOUVEAU SUR LE SITE

Enquête INSEE Emploi du temps, travail domestique 2009-10

Nos images

Les pères (et les mères) perchés

et sur le site du GES : http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/election-presidentielle-2017/

 

10 mars : GREVE DU 8, UN BIDE TOTAL ! LES FEMMES NE CROIENT PAS LES MISANDRES, ELLES ONT RAISON

>>> La présumée "grève des femmes" avait tout pour réussir. Bruyamment annoncée par les trompettes médiatiques, soutenue par les syndicats, intégrée à un mouvement international, elle était censée concerner la moitié de la population, contre une injustice majeure : une discrimination salariale de - 26% au profit de l’autre moitié. On aurait dû assister à une mobilisation hors du commun, des services et des entreprises entiers paralysés, des dizaines de milliers de manifestantes dans la rue. Bien sûr, il n’est pas techniquement facile pour tout le monde de faire grève, mais la Fonction publique aurait dû être massivement touchée.

Or, deux jours ont passé, et c’est le silence : non seulement les organisateurs n’évaluent pas leur action, mais aucun média ne rend compte d’une quelconque perturbation dans tel ou tel secteur professionnel. Il y a eu sans doute des grévistes, mais en nombre si faible qu’elles sont passées inaperçues. C’est un fiasco, et il faut en tirer la (réjouissante) leçon : les femmes ne croient pas les misandres, elles ne croient pas à la fable de l’"inégalité salariale" ni à celle du "plafond de verre". Relire les données que nous rassemblons sur le sujet : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?rubrique80

>>> A notre précédent hommage aux femmes antisexistes, nous avons le plasir d’ajouter Justine Trudeau, épouse du premier ministre canadien, qui a écrit : "A l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrons les garçons et les hommes qui nous encouragent à être qui nous sommes vraiment, qui traitent les filles et les femmes avec respect." Signe des temps : cette déclaration d’un élémentaire bon sens a suscité de violentes répliques accusatrices.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/07/pour-la-journee-mondiale-de-la-femme-lepouse-de-justin-trudeau/

>>> Moins réjouissant : la sinistre Laurence Rosignol a remis les prix attribués aux opérations labellisées dans le cadre de la campagne Sexisme pas notre genre organisé par le ministère "des droits des femmes". On se souvient que le GES avait postulé pour sa Campagne pour la désexuation des places de parking, qui correspondait parfaitement aux critères (voir 9 novembre 16). Il s’était vu opposer une fin de non-recevoir, bien sûr non-motivée. Il avait alors saisi le Défenseur des droits, lequel avait accusé réception (le 19 décembre dernier), en précisant : "Mes services vont procéder à l’examen de votre réclamation et vous informeront des suites que je pourrai lui réserver". Mais il n’y a pas eu de suites, et l’on ne saura san doute jamais si le DDD est intervenu ni, si c’est le cas, quel accueil lui a réservé le ministère. Une chose se vérifie une fois de plus : le GES, une des rares associations qui dénonce les deux sexismes, est interdit d’expression dans toutes les opérations prétendument antisexistes mises en place par les services publics, nationaux ou locaux.

>>> Nous avons apprécié un article de Mark Molk dans Causeur. Il distingue le "féminisme intramuros" et le "féminisme de banlieue". Le premier

ignore, et depuis longtemps, le sort des femmes pauvres ou isolées. Ce n’est même pas une question pour lui. Il se préoccupe très peu du maillage des crèches hors des grandes villes, à la campagne par exemple, et se couvre les yeux quand on lui parle des milliers de femmes voilées. (...) C’est un féminisme de croisière, de classes moyennes bien-pensantes.

Le second est ailleurs :

Passé le périphérique, le courage extrême en revanche est de mise. Le courage de celles qui se coltinent les barbus, les vrais, face à face, ou dénoncent, sur place, la mise sous coupe réglée de quartiers entiers par le salafisme. Quartiers dans lesquels les femmes ne peuvent plus s’asseoir dans les cafés ou porter une jupe. Quartiers dans lesquels les filles sont convaincues explicitement par leur entourage de l’infériorité de leur statut métaphysique, avec force arguments religieux, et mandales dans la gueule quand ça ne suffit pas.

http://www.causeur.fr/journee-droits-femmes-feminisme-combat-43125.html

A quelques nuances près, nous souscrivons à cette analyse. Ce qu’il appelle l’"intramuros" est en fait la misandrie, c’est-à-dire une comédie permanente, celle de privilégiées futiles qui jouent les victimes. Le "féminisme de banlieue" est un vrai féminisme, il se trouve confronté quasiment au même obscurantisme que l’a été le féminisme historique, et comme lui c’est un combat pour la vie. D’autant plus, ce qu’oublie Mark Molk, qu’il existe aussi en banlieue un autre pseudo-féminisme, qui se veut "intersectionnel" et promeut le voile et autres joyeusetés monothéistes (et manifeste le 11, voir précédemment).

 

NOTRE 8 MARS : HOMMAGE A CASSIE JAYE, ET AUX AUTRES

Nous avons coutume de rendre hommage chaque 8 mars à un certain nombre de femmes, et ce n’est pas cette année que nous y dérogerons. Voici celles que nous voulons citer parce qu’elles ont fait progresser la cause antisexiste depuis un an :

Solange, pour son incroyable video Pénis inclinez-vous (voir 14 novembre 16), joyau d’humour et d’amour du corps masculin, https://solangeteparle.com/2015/05/12/penis-inclinez-vous/

Les comédiennes de la chaîne Meufisme. Elles font des videos inégales, mais la EP 3.3, intitulée F pour Femina, est hilarante. Elle met en scène un groupe de militantes misandres hystériques, qui préparent une action commando, en proférant leurs mots d’ordre extravagants (pour faire passer la pilule, les meufistes suggèrent qu’il s’agit de "misandrie ironique", mais franchement ce n’est pas ce que nous en retenons). https://www.youtube.com/channel/UCefZbo-hnVK8lREebeyvRHw

Liliane Daligand, pour son excellent livre La violence féminine, qui tranche avec ses positionnements antérieurs et manifeste une évolution très positive : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article416

Pamela Anderson, qui vient de prendre position contre les fausses accusations de viol, affirmant sa solidarité avec les hommes victimes : http://www.20minutes.fr/people/2019503-20170223-pamela-anderson-prend-defense-hommes-injustement-accuses-viol

Et, bien sûr, Cassie Jaye, l’admirable documentariste américaine qui a su populariser les

problématiques masculines au niveau international, alors que rien ne la prédisposait à jouer ce rôle (voir 26 octobre 16) ! Des projections privée de The red pill ont eu lieu dans de grandes villes des USA, du Canada, du Mexique, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Grande-Bretagne, d’Allemagne. D’autres sont prévues en Colombie britannique, en Italie. Partout elles ont suscité de l’intérêt et des débats. Justement, le 7 mars, le film sera disponible à l’achat, en DVD et sur les plate-formes videos (en version anglophone seulement, semble-t-il). Voir le site : http://theredpillmovie.com/

Du coup, nous ajoutons la pugnace journaliste québécoise Sophie Durocher, qui a justement stigmatisé les attaques misandres contre The red pill, dans un article au titre éloquent : Vos gueules, les hommes ! http://www.journaldemontreal.com/2017/01/20/vos-gueules-les-hommes

D’autres articles de SD valent le détour : http://www.journaldemontreal.com/2017/02/20/sophie-gregoire-trudeau-et-la-bonte-feminine

http://www.journaldemontreal.com/2017/01/11/le-film-qui-fait-trembler-les-feministes

http://www.journaldemontreal.com/2016/09/04/gerard-bouchard-le-burkini-et-lautruche

 

LEUR 8 MARS : INTOX ET REGRESSIONS

Nous n’avons rien contre le 8 mars en soi, bien au contraire (quoique nous déplorions que les pouvoirs publics lui affectent une masse de moyens dont aucun ne bénéficie à la Journée de l’homme du 19 novembre). Par contre nous avons beaucoup à dire sur les détournements et les récupérations du 8 mars par des officines pseudo-féministes et misandres, lesquelles militent non pas pour les "droits des femmes", mais pour la diabolisation des hommes et un renforcement des discriminations à l’encontre de ceux-ci. Ceux qui n’en seraient pas convaincus peuvent lire l’article de Nadia Daam dans Slate, au contenu méprisant et explicitement sexiste :

Alors messieurs, le 8 mars, NE FAITES RIEN. TAISEZ-VOUS ON JOUE AU ROI DU SILENCE. Le premier qui l’ouvre a perdu. FAITES VOUS TOUS PETITS http://www.slate.fr/story/138476/guide-8-mars-hommes

Nous relevons ici les actions les plus emblématiques.

Cette année, le must, c’est l’appel à la grève des femmes en fin d’après-midi, au titre que "Les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes et arrêtent chaque jour d’être payées à 15h40" http://8mars15h40.fr/

Ce bobard grossier a décidément la vie dure. Rappelons qu’il s’agit d’une confusion délibérée entre les concepts d’inégalité et de discrimination. Il y a bien, globalement et en moyenne, inégalité de rémunération, pour des raisons objectives, lesquelles sont paradoxalement indiquées dans le document de présentation : "temps partiel", "métiers dévalorisés socialement et financièrement", "moins de primes, d’heures supplémentaires" : autrement dit, moins de temps consacré au travail, dans des secteurs moins rémunérateurs. L’"écart salarial" existe bien, mais il ne résulte pas d’une discrimination.

La discrimination, ce serait autre chose : cela impliquerait que les employeurs (tous des hommes ?) rémunèrent délibérément les femmes à un taux moindre pour le même type de travail, à temps et compétence égales. Paradoxalement encore, le document n’envisage même pas cette possibilité... ce qui montre que ses rédacteurs eux-mêmes n’y croient pas beaucoup !

Nous y lisons aussi l’appel à faire "entendre les exigences des femmes qui représentent 52% de la population". Il s’agit d’une pure arnaque dialectique, visant à faire croire qu’il existerait une "classe des femmes" aux conceptions identiques, majoritaire (!), qui soutiendrait toutes les revendications misandres. Mais où et quand cette "classe" s’est-elle exprimée ? Dans la réalité, même si le lobby misandre détient le pouvoir culturel et politique, ses thèses ne sont pas partagées par plus d’1% des femmes.

Une manif est annoncée le 11 mars à Saint Denis par Femmes en lutte 93, qui regroupe des pseudo-féministes communautaristes. http://paris-luttes.info/manif-pour-les-droits-des-femmes-7659

L’appel dénonce entre autres "le contrôle de nos corps, de notre habillement, touchant en particulier les femmes musulmanes qui ont même été interdites de se baigner en burkini l’été dernier". On croit rêver ! Le "contrôle" de leurs corps (mais le mot est faible : il s’agit plutôt d’étouffement masochiste !), ce sont ces femmes elles-mêmes qui l’exercent en s’imposant des tenues mutilantes, et, ce faisant, heurtent la conception des rapports entre les sexes qui prévaut dans la majeure partie de la population. Le voile et le burkini, des "droits des femmes" ? Quel programme exaltant !

 

23 février : LE PROCHAIN COLLOQUE SUR LES ANTIFEMINISMES NE VISE PAS LES BONNES CIBLES

De colloque en colloque, les misandres continuent de promouvoir leur idéologie mortifère, malgré la répulsion croissante qu’elle suscite dans la population, et les démentis de la réalité. Les actes de ces colloques sont instructifs : ils montrent au fil du temps la succession de leurs contradictions et de leurs concessions.

Nous avons découvert tardivement les actes du colloque Violences envers les femmes du 26 février 2013, organisé par le Centre Hubertine Auclert. https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/fichiers/hub-actes-7-relaissenart-web.pdf

Ils comportent le texte d’une intervention de Jean-Raphael Bourges : Masculinisme et relativisation des violences faites aux femmes. Même s’il utilise le procédé diabolisant et malhonnête de l’épouvantail "masculiniste", ce monsieur a le mérite de nous avoir lu et de nous citer (p. 69), ce qui n’est pas si fréquent.

Nous sommes frappés par l’embarras qu’il manifeste à l’évocation de notre utilisation du concept de sexisme anti-hommes (p. 70). En effet, la seule question qui se pose est de savoir si ce sexisme existe ou non, ce qui implique, si c’est le cas, de le condamner. Pourtant, il élude cette question et la noie le problème dans une bouillie dialectique incompréhensible. Ceci nous conforte dans notre choix d’une ligne (doublement) "antisexiste", distincte de celle des réactionnaires voire de certains de nos amis qui adoptent une ligne "antiféministe". Outre qu’il constitue une erreur d’un point de vue historique et théorique, l’antiféminisme arrange nos adversaires, qui n’ont pas de mal à l’assimiler à la misogynie. Par contre, l’affirmation d’un (double) antisexisme les déconcerte parce qu’ils se croyaient en la matière détenteurs d’un monopole, et qu’ils ne savent pas trop comment justifier le caractère sélectif de leur prétendu antisexisme, qu’ils appliquent à un sexe exclusivement.

Nous sommes également frappés par ses propositions pour "prévenir le masculinisme". D’une part "une prise en compte accrue dans le champ scientifique des violences féminines et celles subies par des hommes" (p. 72), d’autre part "un travail de déconstruction des discours" (présumés "masculinistes"). Autrement dit, deux choses que nous demandons depuis des années ! Nous demandons effectivement, que soient examinées les violences féminines au même titre que les violences masculines. Et nous demandons aux misandres de nous opposer des arguments rationnels au lieu de diffamations et d’anathèmes. Tout à fait d’accord avec vous, M. Bourge !

De plus, il a commencé, puisqu’à la même époque il a apporté à l’ouvrage collectif Penser la violence des femmes (Coline Cardi) une contribution intitulée La violence pédophile au féminin : une figure sociale impensable (p. 211), qui est tout à fait pertinente. De ce fait il risque de ne plus être le bienvenu aux agapes culturelles des misandres, car pour ceux-ci, reconnaître la moindre réalité à la pédophilie féminine relève de la haute trahison...

D’ailleurs il ne figure pas dans le programme du colloque annoncé pour les 3-4 mars prochains, Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui, (http://gedi.hypotheses.org/542) , lequel nous inspire les remaques suivantes : 

* L’intervention Déni de la "violence conjugale" et de la "violence de genero" : une clef de voûte des stratégies des groupes masculinistes en France et en Espagne (Hannita Andriamandroso) est un modèle d’inversion perverse des rôles : c’est au contraire la clef de voûte de la stratégie misandre que de nier les dites violences lorsqu’elles s’exercent contre des hommes, c’est-à-dire dans la moitié des cas. A l’inverse, le travail effectué par les hoministes et les "hommes battus" consiste à mettre au jour ces violences, occultées par le déni misandre. 

* Il existe plusieurs formes d’antiféminisme, mais historiquement, on les trouve pour l’essentiel dans les trois monothéismes. Aujourd’hui et dans l’aire occidentale, c’est incontestablement l’islam qui recèle les plus grands dangers pour les femmes. Il en sera question dans la table ronde Antiféminisme et religion, avec une... féministe musulmane (sic), Hanane Karimi. Hormis cela, aucune intervention ne lui est consacrée. Alors que le programme comporte trois interventions contre "les catholiques", lesquels n’ont plus guère d’influence. Et surtout trois contre les militants paternels (dont la seule revendication est de pouvoir partager à égalité avec les mères le temps d’éducation de leurs enfants) une contre les "groupe d’hommes" (?). C’est clair : plutôt que de s’attaquer aux antiféministes véritables (ce qui pourrait susciter des représailles violentes, et reviendrait à transgresser le "politiquement correct"), il s’agit une nouvelle fois de dénigrer et de diaboliser l’ensemble des hommes, et parmi eux les plus vulnérables (victimes de violences ou du rapt de leurs enfants).

Il est dommage que nous ne soyons pas invités. Nous aurions développé un point de vue complémentaire, selon lequel la progression de l’antiféminisme s’explique également par l’exaspération que suscitent les aberrations de la misandrie, laquelle est malheureusement assimilée au féminisme par une partie de l’opinion.

* Ainsi, quand les misandres, se réclamant abusivement du "féminisme", s’obstinent à soutenir de fausses accusatrices de viol, bien que leurs accusations soient non-crédibles et que la Justice les ait reconnues comme telles, elle font monter l’antiféminisme dans la partie de la population qui ne fait pas la distinction entre féminisme et misandrie (c’est le cas actuellement au Québec dans l’affaire Sklavounos http://olivierkaestle.blogspot.fr/2017/02/affaire-sklavounos-les-feministes.html ).

* Il en est de même quand les misandres pourrissent le débat public avec le concept de "culture du viol", censé désigner une représentation complaisante du viol des femmes, qui n’a dans la réalité aucune existence.

* Il en est de même quand ils nient l’existence des violences contre les hommes... ou en font carrément la promotion, comme la chanteuse québecoise Sally Folk, qui ne trouve rien de mieux que de vanter une paternité imposée : J’aurai ton enfant quand même https://www.mondedestars.com/critiques/la-nouvelle-chanson-de-sally-folk-ne-fait-vraiment-pas-l-unanimite

En fin de colloque, les organisateurs ont programmé La domination masculine de Patrick Jean... que les participants ont dû visionner déjà une bonne centaine de fois ! Pourquoi pas The red pill, documentaire initié par une féministe, qui porte justement sur le "masculinisme" ? Parce que la réalisatrice a découvert au cours de ce travail que les gens auxquels est appliqué ce néologisme diabolisant sont en fait des militants honnêtes du véritable antisexisme, et qu’elle sympathise désormais avec eux  ?

 

21 février : "MA MERE, MON POISON"

Excellent documentaire d’Anne-Marie Avouac intitulé Ma mère, mon poison, qui, comme le suggère son titre, étudie les mères toxiques, et est suivi d’un débat auquel participe, entre autres, Boris Cyrulnik. Un seul témoignage sur le syndrome de Munchausen par procuration, mais qui a dû frapper puissamment les esprits (une mère qui amène les médecins à opérer sa fille d’un rein, après avoir modifié les analyses !) Divers interviews de la réalisatrice très intéressants : 

http://television.telerama.fr/television/ma-mere-mon-poison-quand-l-amour-devient-toxique,154277.php

Extrait : C’est un vrai sport de critiquer les mères dans notre société. Certains psys ont refusé de témoigner dans mon film en m’expliquant qu’on faisait assez de mal aux mères et qu’il ne fallait pas en rajouter.

 http://www.marieclaire.fr/,mere-toxique-psychologie-victime,842977.asp

Replay : http://pluzz.francetv.fr/videos/ma_mere_mon_poison_,153656599.html

 

6 février : POUR HILLARY CLINTON, LES HOMMES N’ONT PAS D’AVENIR

Video mise en ligne à l’occasion du sommet annuel de Makers :

En dépit de tous les challenges auxquels nous devons faire face, je reste convaincue que oui, l’avenir, ce sont les femmes. Il suffit de regarder l’énergie incroyable que nous avons vue le mois dernier, quand les femmes ont organisé une marche qui a galvanisé des millions de personnes partout dans notre pays et à travers le monde. Soyez audacieuses. Nous avons besoin de femmes fortes prêtes à s’avancer et à faire entendre leur voix. Nous devons oser fièrement et diriger audacieusement. Alors s’il vous plait, soyez un exemple pour toutes les femmes et les filles qui s’inquiètent de ce que le futur leur réserve et qui se demandent quels droits, quelles opportunités elles vont avoir. Souvenez-vous, vous êtes les héroïnes et c’est vous qui créez l’histoire, vous êtes celles qui briseront les plafonds de verre. Comme je l’ai dit auparavant, et comme je continuerais de le dire, ne doutez jamais que vous êtes utiles, fortes et que vous méritez toutes les chances et les opportunités de ce monde. »

http://madame.lefigaro.fr/societe/hillary-clinton-lavenir-ce-sont-les-femmes-070217-129564

 

27 janvier : SAINT-ETIENNE CAPITALE DE L’ANTISEXISME ?

Il existe depuis peu dans la Loire une association intitulée Aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissiques (AVMPN) http://avmpn42.wixsite.com/avmpn . Elle a été créée par des femmes, recrute surtout des femmes, mais ne se définit en aucune manière par rapport à un sexe, ni comme "féministe". Au contraire, ses responsables affirment haut et fort leur souhait de voir plus d’hommes s’associer à leur travail. Nous ne pouvons que saluer avec force ce positionnement indifférent à l’imprégnation misandre de la société. 

Non seulement elles le disent mais elles le font. Sans subventions, elles ont réussi à organiser toute la semaine un séjour de Maxime Gaget à Saint-Etienne, avec de multiples activités. Une après-midi de signature en librairie, bien sûr, mais aussi, après sollicitation des enseignants, un passage dans des classes de plusieurs collèges, lycées et établissements professionnels. Ce qui, à notre connaissance, concernant un homme violenté, est une première en France. Saluons, au passage, l’indépendance de ces enseignants qui ont su passer outre à la prétention des officines misandres au monopole de l’information sur la violence conjugale. Max est très content des échanges qu’il a eus avec les élèves, lesquels se sont montrés très curieux et très ouverts par rapport à son récit et sa problématique.

Hier soir, il a donné une conférence qui a réuni 80 personnes... dont 70 femmes. Dans le même esprit, plusieurs intervenant(e)s ont expliqué avoir été victimes de violences psychiques, mais aucun(e) n’a prétendu réduire l’origine de ces violences à un seul genre.

Bref, Saint-Etienne est la capitale de l’antisexisme... pour une semaine. Souhaitons que ça donne des idées à d’autres...

Dans la nuit de mercredi à jeudi, il y avait eu la diffusion du documentaire de Cyril Denvers, Itinéraire d’un homme battu, qui est en chantier depuis 3 ans. C’est un événement d’importance, parce que les documentaires centrés sur les hommes violentés sont très rares (une demi-douzaine dans le monde francophone ?), et aussi parce que celui-ci fait le choix de retracer un itinéraire individuel, donc de manière approfondie. Il est très éclairant en effet, non seulement de suivre le récit de Max de sa jeunesse jusqu’aux procès, mais aussi d’entendre les points de vue de sa famille, de son avocate, de la procureure (celle qui a fait appel de la première condamnation, particulièrement faible), etc. L’ensemble est sobre, pédagogique, efficace. Il est désormais en replay sur le site d’Infrarouge : http://www.france2.fr/emissions/infrarouge

Lundi, Max monte à Paris pour participer à une séquence de la nouvelle émission 1001 vies. Diffusion prochaine...

 

25 janvier : POUR LES CONCEPTRICES DE VIRAGE, LES PRECEDENTES ENQUETES SUR LE VIOL SONT BIDONS ( voir 30 nov 16)

Deuxième document sur les résultats de l’enquête Virage :

Présentation de l’enquête Virage et premiers résultats sur les violences sexuelles. Documents de travail, n° 229. Ined, janvier 2007 https://www.ined.fr/fr/publications/document-travail/enquete-virage-premiers-resultats-violences-sexuelles/

Ce document est riche d’enseignements. Il s’efforce d’expliquer la nette différence (à la baisse) entre les résultats de Virage et ceux des enquêtes précédentes (en particulier l’Enveff et CVS-ONDRP), et implicitement se livre à une critique sévère de leurs méthodologies (p.58-59) :

Cela tient à l’enregistrement différencié des viols et tentatives de viol entre ces enquêtes. L’auto-classement des actes subis par les enquêté.e.s dans l’Enveff et CVS a probablement conduit à enregistrer comme des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés des agressions relevant d’autres types d’actes. (...)

Dans CVS, dès que la réponse aux deux questions principales relatives aux violences sexuelles est positive, les personnes doivent déclarer s’ils ont subi "un viol, un rapport sexuel forcé", "une tentative de viol" ou "une autre agression sexuelle". Les individus classent eux-mêmes les actes dans ces différentes catégories juridiques. Or, nous savons que les actes que recouvrent ces catégories ne sont pas toujours bien appréhendées d’une part et que le classement de l’acte subi dans sa catégorie juridique va dépendre de la charge émotionnelle d’autre part. Il est possible que les actes subis classés comme "viol" dans CVS ne le soient pas dans Virage, puisque dans cette dernière enquête, la qualification des actes n’est pas directement opérée par les enquêté.e.s.

Dans le questionnaire Enveff, dans le souci d’éviter aux enquêtées la charge émotionnelle et la subjectivité portées par le mot "viol", celui-ci est remplacé par "rapport sexuel forcé". Mais cette dernière formule peut s’appliquer à un ensemble d’actes qui ne se limitent pas au viol proprement dit. C’est pourquoi CVS a repris le mot "viol", réintroduisant la charge émotionnelle mais espérant aussi réintroduire de la précision. En fait, elle a ouvert la porte à toutes les confusions, du fait qu’il existe de nombreuses fausses représentations de cet acte.

En effet, et cela conforte nos analyses, chez nombre de personnes et du fait de la confusion installée par l’idéologie misandre, le viol n’est plus conçu conformément à sa définition juridique ("pénétration"). En fait, tout geste à caractère sexuel, fut-il le plus minime (baiser volé), du moment qu’il n’est pas précédé par une demande d’autorisation en bonne et due forme, est assimilé à un viol. Rappelons que l’on trouve aussi, dans le prolongement d’Andrea Dworkin, des femmes qui se considèrent comme violées... quoiqu’ayant exprimé un consentement explicite : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article367

Il est donc vraisemblable que, dans ces enquêtes, les catégories "viol" et "tentative de viol" aient été excessivement gonflées, au détriment de la catégorie "agression sexuelle".

Autrement dit, les sociologues de Virage nous disent que leurs collègues de l’Enveff et de CVS font n’importe quoi (ce que nous avions d’ailleurs repéré par nous-mêmes).

En l’occurence la méthodologie de Virage semble plus rigoureuse. Les enquêtés des deux sexes sont questionnés sur des "énoncés d’actes" qu’ils ont subi contre leur gré ("touché vos seins ou vos fesses", frotté ou collé contre vous", "avoir un rapport sexuel avec vous"), mais ils n’ont pas à "classer" ces actes. Ce sont les enquêteurs qui le font, en fonction de la définition juridique qui convient à ceux-ci.  

Nous ne sommes pas les seuls à nous interroger : une journaliste, Hélène Pilichowski, l’a fait dans un débat télévisé, sans pour autant avoir préparé assez d’arguments pour résister à la meute qui s’est aussitôt jetée sur elle : http://www.closermag.fr/video/je-dis-que-c-est-faux-une-journaliste-refuse-de-croire-au-nombre-de-viols-commis-en-france-video-699781

Pour autant, et comme nous le faisons chaque fois, nous tenons à préciser que ces querelles de chiffres nous intéressent modérément. Bien sûr, nous ne souhaitons pas que s’installent dans le paysage culturel des chiffres extravagants amenant à identifier l’ensemble des hommes à une meute de soudards. Mais quel que soit le bon chiffre, c’est la dénonciation du viol qui importe. Qu’il ait 84 000 femmes violées comme le dit CVS, ou 62 000 comme le dit Virage, ou moins encore, peu importe : c’est le viol en soi qui est l’ennemi. Nous ne nous trompons pas de combat.

 

5 janvier : HOMMAGE A GUY CORNEAU

Guy Corneau vient de s’éteindre suite à une maladie auto-immune foudroyante. Incontestablement c’est l’un des inspirateurs de l’hominisme qui nous quitte. Quoiqu’un inspirateur partiel, puisque, malgré son intérêt constant pour les problèmes de la masculinité, il n’a jamais souhaité s’engager contre le sexisme et les discriminations. Ce qui est dommage car, vu l’ampleur de son audience, il aurait été efficace.

Ses réalisations étaient ailleurs. En 1989, il avait publié Père manquant, fils manqué, un essai au titre remarquablement trouvé, qui avait marqué les esprits. Il y affirmait, après d’autres mais avec son talent à lui, la nécessité d’une forte présence physique et affective du père dans la construction identitaire des jeunes garçons. Ce livre est depuis dans toutes les bibliographies hoministes, et il est devenu un best seller mondial.

En 1992 et dans le prolongement du livre, il avait lancé le Réseau Hommes, une structure qui mettait en place des groupes de parole masculins autogérés, visant à l’expression des ressentis. Au Canada, il y avait déjà eu des expériences de ce genre, mais en France... on ne connaissait que les groupes d’hommes-coupables issus de la misandrie ! A l’époque, hormis celui des pères divorcés, le discours de la fierté masculine était inexistant, et l’initiative paraissait difficilement transposable. Heureusement il faisait des tournées de conférences en Europe francophone, et il réussit à faire la greffe en France, mais aussi en Belgique et en Suisse. 25 ans plus tard, au Québec et en Belgique, le RH est toujours vaillant (ce qui n’est pas le cas chez nous, pratique bordélique des Français oblige...).

En 2005, il était intervenu à Montréal au colloque Féminisme + hominisme = humanisme, et avait aussitôt été gratifié par l’adversaire de l’étiquette "masculiniste"...qu’il ne méritait vraiment pas. Par la suite il avait focalisé son travail sur le sens caché des maladies.

Même si nos chemins ont ensuite divergé, Guy reste à nos yeux le premier à avoir montré que quelque chose était possible, à avoir apporté un peu de lumière dans l’obscurité de la société misandre.

Les textes de lui que nous avons en ligne :

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article50&var_mode=calcul

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article184

L’une des ses interviews récentes : http://www.lactualite.com/societe/lhomme-qui-a-libere-les-hommes/

Il y a des témoignages intéressants sur le site du RHQ : http://rhquebec.ca/

Hommage de François Camus (extrait), ex-président du RHQ : Je tiens à souligner particulièrement l’impact qu’il a eu sur les hommes. Son message nous a touchés droit au cœur. Il a libéré l’enfant meurtri qui sommeillait au fond de nous. Entre autres choses, il a légitimé l’idée que les hommes ont eux aussi des émotions, qu’ils ont le droit et même le devoir de les explorer afin de trouver comment les exprimer de façon acceptable, trouver les blessures et les besoins qui se cachent derrière, trouver des façons de les satisfaire et passer à l’action pour atteindre un mieux-être, pour leur bien-être personnel ainsi que celui de leur famille et de la société en général.

 

3 janvier : NOUVEAU SUR LE SITE

La violence féminine. Liliane Daligand

Fausses accusations évaluations chiffrées

Mises à jour :

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article331

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article167

 

************* 2017 *************

 

30 décembre : JACQUELINE SAUVAGE LIBEREE, BRAVO ! ET MAINTENANT, SI ON S’OCCUPAIT DES HOMMES VICTIMES ?

Voir 1 février 2016. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’issue heureuse d’une campagne à laquelle nous avons participé (dont l’objectif était de diminuer la durée de peine effectuée, et non d’obtenir un acquittement comme semblent le croire beaucoup de gens sur les réseaux sociaux) . Nous continuons de croire que la version des événements soutenue par Jacqueline Sauvage et ses trois filles est la plus crédible, et par conséquent qu’il est juste qu’elle n’ait passé en prison "que" 3 ans et demi au lieu des 5-6 que lui promettait la peine prononcée. Ceci dit, nous sommes pleinement conscients qu’elle n’a été graciée que 1) parce qu’elle est une femme 2) parce qu’elle a utilisé à son profit le formidable potentiel de mobilisation du lobby misandre. Un tel processus est inconcevable au profit d’un condamné homme.

C’est pourquoi nous sommes quelque peu effarés d’entendre sur toutes les chaînes les représentants du dit lobby proclamer la nécessité d’en faire encore plus... "pour les femmes" exclusivement. Car ceux qui subissent une injustice de masse, ce sont incontestablement les hommes victimes de violence conjugale, évalués à 175 000 selon l’ONDRP pour 2013-14, chiffre le plus élevé depuis la première enquête en 05-06 ! Ils ont été encore récemment discriminés de deux manières différentes :

- par le 5e Plan anti-violences, qui les exclut (voir 15 décembre)

- par la Loi Egalité et citoyenneté, qui instaure de nouvelles mesures de protection pour les victimes... féminines exclusivement : http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/adoption-de-la-loi-relative-a-legalite-et-a-la-citoyennete/

Mais le combat continue, avec 2 opportunités majeures :

- le 24 janvier, diffusion du documentaire consacré à Maxime Gaget par Cyril Denvers, trois ans après que celui-ci ait demandé au GES de le mettre en contact avec des témoins. Ce n’est pas le premier sur le sujet, mais celui-ci devrait avoir un impact exceptionnel, parce que consacré à une seule personne, et parce que Maxime est déjà largement médiatisé. Il faut l’annoncer largement, le regarder et le faire regarder.

- la campagne présidentielle, au cours de laquelle il faudra utiliser toutes les opportunités de poser la question de l’insupportable discrimination sexuée qui régit les programmes de lutte contre les violences familiales et sexuelles. Le GES le fera avec son questionnaire aux candidats. Toutes autres initiatives sont les bienvenues.

 

15 décembre : 5e "PLAN" ANTI-VIOLENCES, 12 ANS DE DISCRIMINATION D’ETAT

Initié par le Ministère des Familles, de l’Enfance (appellations abusives) et des Droits des femmes (et d’elles seules) :

http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/5eme-plan-de-mobilisation-et-de-lutte-contre-toutes-les-violences-faites-aux-femmes-2017-2019/

Impressionnant développement depuis 2005 où fut lancé le premier Plan global de lutte contre les violences faites aux femmes qui prônait 10 mesures pour l’autonomie des femmes. Les plans triennaux se succèdent, s’attaquant à des types de violences de plus en divers : au départ, il n’y avait que les violences conjugales, ensuite il y a eu les violences sexuelles, les mariages forcés. Puis les violences au travail, la prostitution. Cette fois il y a... le SAP. Les budgets s’accroissent régulièrement : 31,6 millions d’euros en 2011-13, 125 aujourd’hui.

Un élargissement continu donc, sauf dans un domaine : celui des bénéficiaires des divers services et actions. Les hommes victimes en sont exclus, et pour ceux qui en douteraient, cela est martelé non seulement dans l’intitulé général, 5e Plan de mobilisation contre toutes les violences faites aux femmes, mais encore dans celui des très nombreux paragraphes qui les évoquent : "mères et leurs enfants", "jeunes femmes", "femmes étrangères", "femmes handicapées", etc. Le GES (et lui seul à notre connaissance) a dénoncé dans un communiqué cet ignoble concentré d’injustice : http://www.g-e-s.fr/breves/le-5e-plan-contre-les-violences-faites-aux-femmes-discrimine-les-victimes-masculines/

Nous n’avons évidemment rien contre la plupart des mesures proposées, au contraire. C’est leur caractère sexué que nous dénonçons, car nous sommes favorables à la lutte contre les violences, et toutes les violences, ce qui nous distingue du Ministère. Nous pourrions décrypter le sexisme de chaque mesure, une à une à une, mais nous préférons nous concentrer sur quelques procédés particulièrement inacceptables : 

* parmi les exclusions qui choquent le plus, il y a celle des hommes handicapés victimes de violences (Objectifs 28-29, p. 58-59), auxquels est infligée en l’occurence une double peine. Nous souhaiterions d’ailleurs vivement entrer en contact avec des associations d’handicapés, afin de les encourager à protester. 

* Action 58 dans Objectif 19, p. 41 : Informer sur le caractère médicalement infondée du "syndrome d’aliénation parentale"

- pourquoi est-il question du SAP dans un Plan anti-violences ? Le SAP est un mode de diagnostic (peut-être erroné, mais c’est un autre problème) d’une violence (l’aliénation parentale), il n’est pas cette violence elle-même. D’autre part, aucun théoricien du SAP n’a jamais prétendu en assigner la responsabilité aux seules mères : le concept n’est pas sexiste.

- en quoi un ministère "des Familles" ou "des Droits des femmes" est-il compétent pour déclarer "infondé" un concept d’ordre médical ? C’est le problème des professionnels concernés : psychologues, psychiatres, éducateurs, sociologues... et non de l’Etat. Si c’est l’Etat qui décide, alors on est dans le totalitarisme.

- il est fait allusion à une présumée "communication du Ministère de la Justice", à venir, "visant à proscrire l’utilisation de ce concept". Très bien, alors attendons cette communication et jugeons sur pièces. Ce ministère est effectivement fondé à refuser, pour des raisons techniques, l’utilisation d’un concept dans les travaux qui relèvent de sa compétence (expertise, jugements). Ce qui est fondamentalement différent de la prétention à statuer sur la validité scientifique du dit concept.

- "La recherche démontre que les fausses allégations de maltraitance ou de négligence sur les enfants sont marginales". "marginales" ? N’importe quel JAF reconnaîtra que les "allégations" de ce genre sont au contraire omniprésentes dans les procédures de divorce conflictuel. "La recherche" ??? Mais il n’y a quasiment pas de "recherche" en ce domaine, justement. Ni l’INED, ni l’ONDRP ne se sont jamais attaquées au sujet. Pourtant il s’agit d’une véritable "violence" et s’il y a une action utile à mener, ce serait justement d’obtenir de ces organismes qu’ils en évaluent l’importance quantitative.

* le Plan exclut les hommes victimes, mais il exclut aussi les violences dont sont majoritairement victimes des hommes (paternités imposées, dénonciations calomnieuses d’abus sexuel, non-représentations d’enfants, etc.). C’est le même procédé que nous dénonçions il y a peu dans l’enquête VIRAGE (voir 30 novembre). Et qui confirme que l’on n’est pas confronté à une discrimination ponctuelle, mais à un système discriminatoire global, qui implique à la fois l’Etat, les instituts de recherche, les médias, les officines misandres... et même les organismes censés lutter contre les discriminations.

En l’occurence, le GES va saisir le Défenseur des droits, sans en attendre plus qu’en 2011 ou en en 2013 :

http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/saisines/saisines-du-defenseur-des-droits/saisine-defenseur-3e-plan-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-29-juin-2011-reponse-16-janvier-2012/

http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/saisines/saisines-du-defenseur-des-droits/saisine-defenseur-4e-plan-contre-les-violences-faites-aux-femmes-25-novembre-13-reponse-11-mars-14/

Il faut cependant procéder aux saisines, car le rapport des forces évolue, et le Défenseur sera bien obligé un jour d’en tenir compte. Ceci dit, il privilégie les saisines individuelles, et donc il ne faut pas hésiter à y procéder. Le Plan met en place des services censément publics, dont, en tant qu’homme, vous ne bénéficierez pas si vous êtes dans les situations suivantes : homme victime de violences conjugales ou sexuelles (Axe 1 et 2), homme handicapé victime (Axe 2 G), père privé du contact avec ses enfants (Axe 2 D), homme ou garçon mineur victime de comportements sexistes ou de harcèlement sexuel (Axe 3). Vous êtes donc discriminés : prenez la plume : http://www.defenseurdesdroits.fr/fr/saisir-le-defenseur-des-droits   

 

9 décembre : LES VOEUX D’ERINN PIZZEY

Cela a vraiment été une année difficile pour moi et ma famille et je suis heureuse de voir la fin de tout ça. Le film The red pill est sorti et est diffusé partout dans le monde. Enfin la possibilité existe pour tout le monde de comprendre les dommages qui ont été fait aux hommes et aux garçons et surtout à la vie de famille dans le monde occidental. Je prie pour que cette nouvelle année qui vient soit marquée par la fin de la guerre des sexes, la restauration et le respect des hommes dans la vie de famille et surtout la compréhension que les enfants ont le droit d’être aimés et désirés par leur mère et leur père. Que Dieu bénisse tout le monde et je sais que certains d’entre vous ne seront pas avec leurs enfants ce Noël, et mes pensées vont vers eux. Ceux d’entre nous qui travaillent pour apporter la paix aux familles n’abandonneront jamais.

 

30 novembre : ENQUETE VIRAGE, PREMIERE ANALYSE

Enquête de victimation Violences et rapports de genre (= Virage), INED, en chantier depuis 2011. Coût : 3 millions d’euros, venant principalement du Ministère des Droits de femmes, mais aussi d’autres ministères.La méthodologie :

https://www.ined.fr/fr/publications/document-travail/violences-rapports-genre/

Les premiers résultats viennent d’être publiés, les autres le seront publiés en 2017 :

Viols et agressions sexuelles en France : premiers résultats de l’enquête Virage

Christelle Hamel, Alice Debauche, Elizabeth Brown, et al. Population et Sociétés, n° 538, novembre 2016

http://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/viols-agressions-sexuelles-france/

Concernant les données sur le viol, voici une première analyse :

- Nous accueillons avec intérêt toutes les enquêtes de victimation. Entre autres parce que, sans elles, on n’aurait aucune idée du nombre véritable proportion d’hommes battus ou violés, ceux-ci ne portant plainte que dans des proportions dérisoires.

- Ceci ne nous empêche pas d’exercer notre vigilance et notre rationalité. Nous avons déjà été confrontés à de nombreuse enquêtes biaisées, dont la plus caricaturale demeure l’ENVEFF. Rappelons que l’ENVEFF ne prenait en compte que les victimes féminines ! Un procédé de moins en moins fréquent, mais encore pratiqué, par exemple par le Défenseur des droits, censé pourtant lutter contre les discriminations... Nous avons toutes les raisons de nous méfier de l’équipe VIRAGE, puisque une des anciennes membres de l’équipe ENVEFF, Elisabeth Brown, en fait partie, et que sa coordinatrice, Christelle Hamel, a tenu, avant même le dépouillement des résultats , des propos affirmant sans ambages un a priori sexiste : Ce qui est certain c’est que les cas de violence commises par des femmes sur d’autres femmes ou sur des hommes seront marginaux. Je peux y mettre ma main à couper même si l’enquête n’est pas terminée aujourd’hui. (Causette, 8 janvier 15).

- VIRAGE, qui s’inscrit dans la lignée de l’ENVEFF, a heureusement procédé à des changements méthodologiques, et parmi eux, celui d’adopter une approche non-sexuée. C’est une victoire, qui résulte de notre travail et de celui de tous les antisexistes qui ont dénoncé sans relâche la monosexuation des enquêtes réalisées jusqu’en 2008.

- L’un des objectifs explicites est de distinguer et comparer violences faites aux femmes et faites aux hommes. Pourquoi pas ? A condition que cela serve à la connaissance des dites violences et à la lutte contre celles-ci. Mais nous craignons, et cela est patent dès cette première publication, qu’il s’agisse surtout d’exploiter ces résultats pour instuire, une nouvelle fois, le sempiternel procès des hommes en général.

- Pour cela, et comme dans les autres enquêtes, seules seront étudiées les violences majoritairement exercées par des hommes, ou qui se prêtent à être présentées comme telles : violences sexuelles, au travail, dans l’espace public . On ne verra abordées ni les paternités imposées, ni les fausses accusations, ni les injustices faites aux pères divorcés, etc. D’ailleurs la lecture du document montre que  la préoccupation majeure des auteures est l’affirmation, lourdement réitérée, d’une prédominance de la violence chez "les" hommes. Tel que formulé en conclusion : Les femmes sont bien plus souvent victimes de violences sexuelles que les hommes, et leurs agresseurs sont massivement des hommes. Cela fait-il vraiment avancer le problème ?

- En tous cas, les médias ne changent pas leurs (mauvaises) habitudes : la quasi-totalité de leurs titres évoquent les victimes féminines, et elles seules, à la manière de Top Santé : Viol : les femmes en danger dans leur espace privé. Ce qui constitue une déformation des résultats, à la fois par la dichotomisation (femmes contre hommes) et par la surgénéralisation ("les" femmes). Et bien entendu un renforcement du processus de diabolisation des hommes.

- Nous mettons en garde contre le procédé, commun avec l’enquête Cadre de vie et sécurité (CVS) de l’ONDRP, qui consiste à proposer un chiffre global additionnant viols et tentatives de viols. Le viol a une acception juridique précise, et, par définition, une "tentative" n’est pas un viol ; de plus la "tentative" est souvent difficile à établir. En l’occurence se sont déclarés victimes de viols + tentatives en 2015 : 62 000 femmes et 2700 hommes ; mais victimes spécifiquement de viols : 52 400 femmes et 1600 hommes.

 - Les taux sont assez nettement inférieurs à ceux de l’enquête CVS la plus récente, laquelle propose une moyenne de ses enquêtes bisannuelles, de 2006 à 2011 (nous ramenons les résultats à un an). Voir Rapport ONDRP 2012, p. 39-40 : https://www.inhesj.fr/ondrp/publications/rapports_annuels

Récapitulatif viol + tentatives :

Total victimes :

CVS : 202 000 / 2 ans = 101 000 / an = entre 0,4 et 0,6 %

VIRAGE : 64 700

Victimes femmes :

CVS : 168 000 / 2 ans = 84 000 / an = 0,4 %

VIRAGE : 62 000 = 0,3%

Victimes hommes :

CVS : 34 000 / 2 ans = 17 000 / an

VIRAGE : 2700 = 0,01 %

La différence est assez importante : par an, -35 000 victimes, et -22 000 victimes féminines. Elle ne peut qu’en partie s’expliquer par le fait que CVS enquête sur une tranche d’âge moins large (20-69 au lieu 18-75).

Question (pour rire) : les misandres, dont l’estimation habituelle est de 84 000 victimes féminines annuelles, vont-ils la remplacer par celle de 62 000 ?

- La comparaison de ces résultats montre l’ampleur de la difficulté pour les enquêtes de victimation d’obtenir des résultats en coïncidence. Tout changement de méthodologie entraîne des changements importants dans les résultats. D’où la nécessité de la prudence : on ne peut tirer d’enseignement sérieux qu’en confrontant les enquêtes entre elles, et dans la durée. La prétention misandre à connaître des chiffres définitifs et incontestables est pure forfanterie.

- VIRAGE n’est pas de nature à nous amener à modifier la position qui a toujours été la nôtre, à savoir que la violence n’est pas de sexe. Même si cette enquête évalue très bas le taux des victimes masculines, elle nous confirme que ces victimes existent, et qu’en tant que victimes, elles ont droit aux services de prévention et de soutien, indépendamment de leur sexe. Rien ne justifie que ces services soient réservés aux victimes féminines.

 

19 novembre : JOURNEE INTERNATIONALE DE L’HOMME

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_de_l’homme

Une info connue seulement des initiés, car il ne se passe pas grand chose en France, hormis une récupération commerciale par les Galeries Lafayette ! Nous allons cependant relayer les initiatives dont nous avons connaissance, y compris de l’étranger :

- à Londres, première britannique de The red pill dans un hôtel de Soho, en présence d’Erinn Pizzey ;

- à Madrid, manif contre les lois sexistes le 20 à 12h, Tribunal de Cuentas, Puerta del Sol : http://projusticia.es/madridnoviembre2016.html

- au Québec, à Rimouski une asso de retraités organise des activités susceptibles de fournir des modèles aux jeunes garçons : http://www.lavantage.qc.ca/actualites/societe/2016/11/17/une-journee-pour-mettre-en-lumiere-des-modeles-masculins-positif.html

- et aussi en Monteregie : http://www.lecourrierdusud.ca/actualites/politique/2016/11/20/journee-de-l-homme-sur-la-rive-sud—etienne-boulay-temoigne-pour.html

 

14 novembre : COUPS DE COEUR

Thomas Grillot. Un homme à la crèche. Raconter la vie, Seuil. 2016. Une enquête sur les assistants maternels masculins : la vie quotidienne à la crèche, la différence entre le vécu des professionnels hommes et femmes, les réactions des parents. Deux axes intéressants : l’indéniable capacité masculine à s’occuper de bébés, la méfiance permanente liée à la suspicion de pédophilie désormais associée à tout homme.

http://paternet.fr/  Un nouveau site parental orienté sur la paternité, qui tranche avec la pauvreté rencontrée habituellement sur les sites de ce genre. En particulier, il y a une volonté de recenser les données historiques en rapport avec le sujet, des décennies en arrière. De plus, c’est l’un des rares sites qui ait le bon sens de reproduire les communiqués hoministes.

Pénis : inclinez-vous ! ou Gloire au pénis ! Une video créée par Solange, une jeune femme assez incroyable, qui réussit à évoquer l’organe en question en toute simplicité et surtout en pleine finesse. Ni vulgarité, ni effet facile... mais beaucoup d’amour pour le masculin ! Une manière de parler de sexualité qu’on aimerait rencontrer plus souvent : https://solangeteparle.com/2015/05/12/penis-inclinez-vous/

Des articles pas très réjouissants, mais qui ont le mérite de dévoiler des pans de réalité peu connus :

Un Plaidoyer pour la misandrie, dont nous n’avons pas réussi à déterminer l’auteure, mais qui a le mérite de la clarté ! A faire lire à ceux qui trouvent "qu’on exagère" : http://sansdeclinersnarclens.tumblr.com/post/152423156048/plaidoyer-pour-la-misandrie 

A faire lire à ceux qui croient que les violences contre les hommes ne touchent pas les sociétés africaines, parce que celles-ci sont restées plus "patriarcales" :

- il existe des "hommes battus" au Togo : http ://afreepress.info/afreepress/index.php/nouvelles/societe/item/637-togo-20-d-hommes-battus-par-des-femmes

- et les fausses accusations d’abus sexuel sont également (et largement) pratiquées au Congo : http://www.radiookapi.net/2016/11/07/emissions/okapi-service/fausse-accusation-de-violences-sexuelles-que-faire-pour-0

 

9 novembre  : LE MINISTERE DES FAMILLES FAIT CAMPAGNE CONTRE LE SEXISME... SAUF S’IL EST DIRIGE CONTRE LES HOMMES...

En septembre dernier, le Ministère des Familles lance une grande campagne SexismePasNotreGenre !, qui entre autres propose la labellisation sur son site d’"initiatives en faveur de l’égalité hommes-femmes et de la lutte contre le sexisme", ceci étant "ouvert à toute.s". Certaines "initiatives" seront récompensées le 8 mard 2017. Aussitôt le GES candidate pour la labellisation de sa Campagne pour la désexuation des places de parking. Celle-ci semble rentrer très exactement dans le cadre proposé par le ministère : il s’agit bien de réaliser un égal accès des parents des deux sexes à certaines places qui, actuellement, sont réservées aux mères avec enfant.

http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/actions-en-cours/campagne-pour-la-desexuation-des-places-de-parking-2016/

Après un accusé de réception qui annonce une réponse dans les trois semaines, plus rien. Pendant ce temps, les labellisations s’accumulent : des dizaines et des dizaines, au point qu’ils serait fastidieux d’en faire le compte exact : http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/dossiers/sexisme-pas-notre-genre/les-initiatives/

Manifestement, elles ont bénéficié d’un service plus rapide que celle du GES... Il est vrai qu’elles ont un point commun : elles traitent toutes de problèmes présentés comme liés à la condition féminine. "Présentés" seulement, car on ne voit pas ce qui justifie des actions sur la violence conjugale qui ne prennent en compte que les victimes féminines, ou des actions d’incitation à certaines professions seulement pour les femmes.

Au bout de six semaines, après avoir envoyé un rappel resté sans réponse, le GES (patient ! ) publie un communiqué de protestation : http://www.g-e-s.fr/breves/la-campagne-sexisme-pas-notre-genre-du-ministere-des-droits-des-femmes-censure-les-actions-contre-le-sexisme-anti-hommes/

Le même jour, dans l’après-midi (le hasard ?), il reçoit un message du SDFE l’informant que "Votre initiative n’a pu être retenue par le comité de labellisation", et... aucune explication.

Le ministère procède ainsi très exactement à ce qu’il prétend dénoncer : une discrimination sexiste

Au fait, savez-vous quel est l’intitulé complet de ce ministère ? Il s’agit de des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, de Laurence Rossignol. Autrement dit, d’un camouflage : seule la trosième catégorie semble compter à ses yeux. Les pères ne font pas partie des "Familles", puisqu’il ne lui semble pas nécessaire de leur assurer des facilités de parking comme aux mères ; et "l’Enfance", dès lors qu’elle est accompagnée par le père, n’est plus "l’Enfance". En fait, ce ministère, et en particulier le SDFE, sont des nids d’idéologues misandres. La décision n’a rien d’étonnant.

Le GES ca essayer d’autres voies de recours. A suivre.

 

26 octobre : "THE RED PILL", UN VRAI FILM ANTISEXISTE QUE LES MISANDRES VEULENT INTERDIRE

The red Pill (en référence à la pilule révélatrice de la réalité dans Matrix) est un film américain, atypique à double titre. D’abord parce qu’il traite des problèmes et des militants en rapport avec les discriminations contre les hommes (dont Warren Farrell et Erinn Pizzey). Ensuite parce que sa réalisatrice, Jessie Cayeune féministe engagée qui au départ projetait de traiter le sujet sous un angle critique, a été ébranlée par les récits et les explications de ces militants, et qu’elle se sent désormais solidaire de leur cause. 

Nous avons regardé la bande-annonce de 8 mn qui nous a très favorablement impressionné : https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://theredpillmovie.com/&prev=search

C’est évidemment un scandale insupportable pour les sexistes, ennemis éternels de la liberté d’expression. Jessie Caye fait l’objet d’une campagne de diffamation. La première australienne devait avoir lieu à Melbourne le 5 novembre, mais les misandres locaux ont déployé tout leur savoir en matière de pressions et de menaces, et elle est du coup annulée.

http://www.tvqc.com/2016/10/the-red-pill-des-feministes-empechent-la-projection-du-film/

Pétition de soutien à la projection : https://www.change.org/p/stop-extremists-censoring-what-australians-are-allowed-to-see-save-the-red-pill-screening-0c5c742e-f44d-4ade-8b17-4c5c576cab2b

Heureusement, d’autres projections ont eu lieu ou sont prévues dans divers états US, au Canada, à Londres, Oslo, Berlin. Il faut s’attendre à d’autres violences. Mais la seule existence de ce film est en soi une victoire, et nous nous promettons de suivre et de favoriser sa carrière.

Le FB : https://www.facebook.com/RedPillMovie/?fref=ts

 

22 octobre : ALLEZ MAX ! MAXIME GAGET RACONTE LE PROCES EN APPEL DE ZAKIA MEDKOUR, SON EX-COMPAGNE 

(...) je suis rentré très tardivement hier, complètement épuisé de la journée.

L’audience a bien débuté à 13h30, et mon adversaire était présente, accompagnée de ses deux enfants, ainsi que ses deux avocats.

Le dossier n’a été abordé qu’à partir de 16h25, puisqu’un autre assez gros dossier a été préalablement traité.

J’ai été entendu par la cour en tant que témoin (statut différent de "partie civile"), ce qui m’a permis de prendre mon train retour dans les temps, étant donné que la séance a - dans les faits - duré de 16h30 à.... 21h00 !

Mon adversaire a présenté à nouveau ses excuses, ce à quoi je lui ai directement répondu en soulevant une question éthique/philosophique, à savoir "Comment pardonner ce qui est impardonnable ?". Il n’y a eu à aucun moment la moindre nervosité et/ou éventuelle agressivité dans mes propos. Bon, par contre, j’ai été repris à deux occasions par la cour, exclusivement sur mon débit linguistique, visiblement un poil trop rapide (et pourtant, ce point a toute mon attention, afin d’être aussi clair, audible et compréhensible que possible).

J’ai répondu à chacune des questions posées, tous thèmes annexes confondus et... je pense avoir fait le maximum pour que justice puisse être rendue avec tous les éléments de cette affaire.

L’ambiance générale était malgré tout assez tendue. Mon adversaire - et pour cause - était à 100% dans une position défensive. Ses deux avocats (que je salue très respectueusement au passage) m’ont posé à leur tour un certain nombre de questions, auxquelles j’espère avoir répondu de manière aussi complète que cordiale.

En clin d’oeil à une séquence de film qu’il m’a été donné l’occasion de voir il y a quelques années de cela, je puis dire que "c’était une belle journée", mais ce n’est nullement dans une optique un tant soit peu vengeresse ou toute autre sujétion de cet ordre.

Non, il n’en est rien : j’ai simplement fait au mieux, en harmonie avec ma conscience. Je me sens.... soulagé.

Prochain épisode : 25 novembre, même lieu (Pôle 3, 5e chambre), même horaire (13h30) pour l’annonce du jugement.

D’ici là, je souhaiterais à nouveau très chaleureusement toutes et tous vous remercier, et ce du fond du coeur, pour vos posts, vos encouragements, suggestions et/ou remarques éventuelles. cette attention me touche très profondément et.....

Vraiment, de tout coeur, merci à vous

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/10/21/97001-20161021FILWWW00385-5-ans-de-prison-pour-l-ex-compagne-d-un-homme-battu.php

 

16 octobre : HANOUNA ET CONSORTS, UNE HONTE POUR LA MASCULINITE

Un énième incident créé pour faire le buzz par Cyril Hanouna a suscité un échange rapide entre nous et notre ami québécois Olivier Kaestle, qui s’en est inspiré pour écrire un billet sur son blog. Merci à lui.

http://olivierkaestle.blogspot.fr/2016/10/affaire-maire-un-lourdaud-au-service-de.html

Abondant dans son sens, nous en profitons pour exprimer le profond dégoût que nous inspirent certains animateurs télé à la bêtise dégoulinante, toujours prêts à la plaisanterie sexuelle infantile et à toutes les formes de grossièreté. Ce sont nos adversaires à deux titres : 1) Vu la place que tient la télé aujourd’hui, ils apparaissent comme des références de la masculinité, alors qu’ils en sont l’inverse 2) De même, ils servent d’argument aux idéologues misandres pour illustrer la "domination masculine", la "culture du viol" et autres fadaises qui en l’occurence trouvent un semblant de réalité.

Pendant que nous y sommes, en plus d’Hanouna, voici les noms qui nous viennent à l’esprit, sachant que nous en oublions certainement : Thierry Ardisson, Laurent Baffie, Benjamin Castaldi, Christophe Dechavanne, Marc-Olivier Fogiel.

màj : Un comble ! Ce soir, après que toute la misandrie francophone ait hurlé à l’agression sexuelle, après des centaines de plaintes déposées au CSA, la présumée victime prend la défense de son présumé agresseur !

http://www.atlantico.fr/atlantico-light/tpmp-victime-baiser-force-donne-point-vue-2852241.html

màj 17 octobre : Et maintenant elle se réjouit de ce que l’"agression" va la faire connaître et peut-être l’aider à réaliser son rêve : faire de la télé ! C’est exactement ce que nous écrivions le 16.

http://www.slate.fr/story/126158/hanouna-soraya-incommunicabilite-des-mondes

màj 18 octobre : Dernier (?) acte : réunis sur le même plateau, l’"agresseur" fait semblant de s’excuser, et l’"agressée" lui octroie généreusement son pardon ! Entre temps, 1650 plaintes ont été déposées au CSA, dont une par la ministre des droits des femmes, et les officines sexistes ont publié leurs communiqués sur le thème "Quand une femme dit non, c’est non !". Alors que tout dans son comportement exprime au contraire que "C’est oui, oui et encore oui ! "

John Goetelen a publié un billet instructif où il met en évidence la tradition du "baiser volé", à la fois dans la culture française et dans la culture télévisuelle : http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2016/10/18/tpmp-du-baiser-vole-au-psychodrame-feministe-279533.html

Résumons : un animateur de télé-poubelle, utilisant les services d’une bimbo siliconée parfaitement consciente du scénario, a essayé un buzz. Celui-ci a parfaitement fonctionné, en grande partie grâce au réflexe automatique et totalement disproportionné d’indignation des officines misandres, y compris les plus élevées dans la structure d’état. Le grand gagnant, c’est lui, Hanouna, et la bimbo, laquelle correspond très exactement à ce que décrivent les misandres comme une femme-objet, et dont ils ont pourtant pris la défense. Grâce à eux, le champ de la bêtise institutionnelle s’est encore élargi.

 

4 octobre : JUSQU’AU 17 OCTOBRE, DONNONS NOTRE AVIS SUR LA LOI DU 4 AOUT 2014. CONSULTATION ORGANISEE PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR SON SITE :

http://www2.assemblee-nationale.fr/consultations-citoyennes/evaluation-de-la-loi-du-4-aout-2014-sur-l-egalite-reelle-entre-les-femmes-et-les-hommes

Relire communiqué du GES à l’époque : http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/communiques/communiques-2013/le-projet-de-loi-vallaud-belkacem-renforce-les-discriminations-contre-les-hommes-10-juillet-2013/

C’est une excellente occasion de se faire entendre, sur les 5 thèmes : 1. Egalité hommes-femmes 2. Place des femmes dans les médias 3. Partage des responsablités parentales 4. Impayés pensions alimentaires 5. Protection contre violence conjugales

Plusieurs réponses sont proposées à cocher, pour chaque question, lesquelles n’envisagent le problème que du point de vue des victimes féminines. Mais il y a le plus souvent une case "Autre", où l’on peut proposer une réponse différente (par exemple : "Lutter contre les violences et discriminations faites aux hommes"). Et à la fin de chaque thème, il y a une question ouverte, qui permet de développer son point de vue.

Important : à la fin, il est demandé aux enquêtés s’ils acceptent d’être recontactés, s’ils ont des informations à fournir sur les problèmes évoqués, etc. Il est évidemment souhaitable de répondre positivement.

Au boulot !

 

25 septembre : NOUVEAUTES SUR LE SITE

Recension des campagnes contre l’inceste et la pédophilie

Plusieurs dossiers mis à jour :

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article263

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article216

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article313

 

27 août : BURKINI, L’ALLIANCE MONSTRUEUSE DES MISANDRES AVEC L’OBSCURANTISME

La société misandre est bien verrouillée. De même que le Défenseur des droits protège la misandrie victimaire, le Conseil d’état protège la misandrie religieuse : il vient de le faire en condamnant l’un des arrêtés anti-burkini. A chacun son job. Selon lui, ce signe ostentatoire de sexisme anti-hommes, et corrélativement anti-femmes, ne constituerait pas un trouble à l’ordre public ! Nous soutiendrons donc désormais les initiatives pour une loi d’interdiction.

Les misandres objectent qu’une telle loi frapperait les femmes qui le portent contraintes et forcées. C’est l’inverse : elles ne peuvent se libérer qu’en s’appuyant sur une loi.

Notre analyse du burkini et des autres gadgets comme manifestation de bisexisme n’est pas encore très répandue. Nous saluons avec d’autant plus de vigueur Jean Pavée qui définit ainsi le foulard :

un affront fait à toute femme puisque selon cette scandaleuse vision islamique son pouvoir naturel de séduction est assimilé à de la prostitution et enfin un affront fait à tout homme, en assimilant celui-ci à un étalon en rut incapable de se contenir à la vue de la chevelure d’une femme. Bref, c’est l’avatar d’une ceinture de chasteté !

http://ripostelaique.com/conseil-detat-donne-aval-a-propagation-de-propagande-musulmane.html

Le seul aspect positif de cette affaire est qu’elle aura mis en évidence, une fois de plus mais avec plus de netteté encore, l’alliance objective des misandres avec l’obscurantisme le plus archaique. En effet, tous s’opposent à la mise en place de mesures répressives, et certains le définissent même le burkini comme un "droit des femmes" à s’habiller comme elles le veulent, en contradiction totale avec la tradition féministe depuis un demi-siècle, qui prône à l’inverse pour le corps des femmes la liberté de mouvement et le libre contact avec les éléments.

Ces positionnements ne peuvent qu’encourager le processus, qui pourrait être encore plus fort l’été prochain. On pourrait même voir le commencement du processus complémentaire, à savoir le harcèlement des femmes en maillot, considérées comme impudiques.

C’est l’occasion de nous répéter : quoi qu’ils en disent, les misandres n’ont absolument rien de "féministe". Ce sont des sexistes, et c’est pourquoi ils s’allient avec d’autres sexistes, aussi éloignés d’eux qu’ils semblent. Ils ont trahi la cause féministe, et plus largement la cause antisexiste. Les vrais féministes, c’est nous.

Et de redire à ceux de nos amis qui persistent à se définir comme "antiféministes" : vous vous trompez de cible, et vous concédez à l’adversaire le seul qualificatif qui lui donne une apparence de légitimité, tout en amenant le public à vous comprendre de travers. Alors rectifiez svp : nous sommes les antisexistes...

 

18 août : VOILE, BURKINI, MISANDRIE, MEME COMBAT

Comme nous le faisons habituellement à propos des divers gadgets monothéistes, comme les voiles couvrant le visage, et dans les mêmes termes, nous n’avons à exprimer par rapport au burkini qu’un refus sans appel, et notre soutien à toutes les mesures prises pour en empêcher l’extension. Le port du burkini est mis en cause pour plusieurs raisons. En tant qu’antisexistes, nous privilégions les deux suivantes :

- soit il est imposé par l’entourage (et pas seulement par "les hommes" ; dans le cas des mineures, les mères, les tantes, les grand-mères font aussi pression), et c’est un acte de violence misogyne (corps de femme=tentation qu’il faut dissimuler aux hommes / femme=danger)

- soit il est choisi, et c’est un signe ostensible de misandrie (homme=prédateur, incapable de voir le corps d’une femme sans s’en emparer de force).

Dans le deuxième cas, on peut constater qu’il y a coïncidence parfaite avec la conception des hommes véhiculée par la misandrie victimaire (tous de violeurs !). C’est entre autres pour cela que les misandres ne se pressent pas pour se positionner. Il est vrai aussi qu’on est en plein mois d’août. Nous étudierons ci-après les prises de position au fur et à mesure de leur publication :

Ceux qui sont contre le burkini mais ne veulent rien faire pour l’empêcher :

Laurence Rossignol : elle est contre, mais doute du bien-fondé des arrêtés d’interdiction pris par les maires : pas très motivant !

Caroline Fourest : contre, mais aussi contre l’interdiction ! "Sans vouloir l’interdire sur la plage, on a bien le droit de se lever pour se baigner ailleurs" !!! Autrement dit ceux qui sont en maillot doivent changer de plage !

Isabelle Germain dans Les Nouvelles news (qui se veut féministe) fait un drôle d’exercice dialectique. Elle n’est pas très pour, mais elle déplore le fait que "ce sont les femmes qui sont verbalisées" et non "les prêcheurs décidant ce qu’il doit advenir de leur corps". Elle n’a pas l’air de savoir que la plupart de ces femmes font un libre choix. Et si on ne verbalise pas, que fait-on ? "C’est à l’école, dans les oeuvres culturelles dans les médias d’information (...) qu’il faut parler d’égalité des sexes". Mais c’est ce qui est fait depuis des décennies, et apparemment il y a toute une frange de la population qui n’en a rien à battre. Alors on change de tactique ? http://www.lesnouvellesnews.fr/burkini-noyer-de-gros-poissons/

Femen : c’est pareil : à fond contre, mais "avec une meilleure intégration et des mesures éducatives" ! Bon courage... http://www.ibtimes.co.uk/burkini-sexist-ban-women-wearing-it-were-no-better-dictatorship-1576393

OLF publie un communiqué complètement incompréhensible d’où il ressort que ces dames sont à la fois pour "le droit de se balader les cheveux au vent dans l’espace public" et contre les arrêtés anti-burkini, parce que "les femmes de confession musulmane sont les grandes perdantes". Donc on laisse faire, c’est ça ? http://osezlefeminisme.fr/arretes-anti-burkini-de-qui-se-moque-t-on-des-femmes-pardi/

Ceux qui sont pour le libre usage du burkini :

NPA. Communiqué : "Le NPA dénonce l’instrumentalisation des droits des femmes et défend le droit des femmes à disposer librement de leur corps contre tous ceux qui veulent les forcer à se couvrir ou à se découvrir." Là, on croit carrément rêver : pour ce parti marxiste, compagnon de route de toutes les luttes féministes des années 70, "disposer librement de son corps", c’était à l’époque pouvoir pratiquer l’IVG. Maintenant, c’est dissimuler son corps aux yeux des hommes ! https://npa2009.org/communique/stop-lislamophobie-detat-non-linterdiction-des-burkinis

Féministes plurielles. "Respecter le choix des femmes !". Il y aurait un droit spécifiquement féminin, distinct et prioritaire par rapport au droit de tout un chacun ?. Car jusqu’à nouvel ordre, tous les lieux de baignade sont régis par un règlement, s’appliquant aux deux sexes indifféremment, et le "choix" est assez limité : il s’inscrit à l’intérieur de ces règlements. Jusqu’ici personne n’avait imaginé qu’il y aurait des gens assez fous pour se baigner tout habillés, donc il n’y a pas de règles pour le burkini, mais de plus en plus de mairies édictent l’interdiction. Et ce n’est pas l’appartenance sexuée qui permettra de s’y dérober ! http://feministesplurielles.fr/2016/08/17/burkini-pro-choix/

Cécile Duflot. Mêmes âneries que les précédents : « Quand c’est les mecs qui décident ce que les femmes doivent porter, trop court ou pas assez court, ça me pose toujours question." Jusqu’à nouvel ordre, à part quelques ayatollahs,"les mecs" préfèrent voir les femmes en bikini ou en monokini plutôt que couvertes de pied en cap. Elle ne le sait pas ? « Qu’on nous foute la paix, globalement, un peu, avec la religion." Inversion de rôles : en l’occurence, c’est la religion, bien ou mal interprétée, qui vient créer le désordre jusque sur les espaces de vacances. http://www.lopinion.fr/video/ca-fait-buzz/burkini-coup-gueule-cecile-duflot-108391

Les Effrontées. "Les effronté-e-s s’opposent fermement à toute violence envers les femmes voilées tant que le principe de laïcité est respecté. Le voile n’a à être interdit ni à l’université ni dans l’espace public." C’est clair : la violence consiste à s’opposer au voile et au burkini ; autant dire qu’il faut les encourager ! C’est fou ce qu’ils sont féministes, ces gens-la ! https://effrontees.wordpress.com/2016/08/24/cp-arretes-anti-burkini-oppression-des-femmes-voilees/

Christine Delphy. Il s’agit d’une "attaque contre les personnes musulmanes elles-mêmes", menée par "les vieux hommes blancs qui gouvernent ce pays". Agisme + racisme ? https://delphysyllepse.wordpress.com/2016/09/01/debat-sur-le-burkini-une-nouvelle-offensive-raciste/

Ceux qui n’ont rien dit mais qu’on attend avec impatience

Patric Jean, FNSF, Héritier, etc. Est-ce qu’ils seraient gênés aux entournures, par hasard ?

 

5 août : UNE NOUVELLE STRUCTURE D’AIDE AUX HOMMES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE

Nous avons bien sûr regretté la récente décision de Sylviane Spitzer de suspendre les activités de son asso Sos Hommes battus, qui était jusque là la seule à apporter un peu de lumière à une catégorie de victimes plongées dans les ténèbres du fait du déni de la société. Aujourd’hui nous nous réjouissons de voir apparaître une relève, Sos Hommes battus France association, qui est animée par Pascal Combes.

Pascal est une ancienne victime, qui a subi des actes de violence graves, et est toujours persécuté par son ex au plan judiciaire. Autrement dit, il connaît bien le sujet. Il a ouvert une ligne téléphonique, qui lui permet d’écouter les victimes, de les aider moralement et de les renseigner juridiquement. Il est actuellement très disponible, et c’est heureux car les demandes d’aide sont quotidiennes, et il a pris le parti de consacrer à chacune d’elles le temps nécessaire.

Pour l’instant les données de l’asso sont sur FB : https://www.facebook.com/SOS-Hommes-Battus-France-Association-Rejoignez-NOUS-ACTIF-531484570264006/

Et elles sont progressivement tranférées sur un site : http://sos-hommes-battus-france-association.blog4ever.com/

Pascal nous a signalé la parution d’un nouveau livre-témoignage, écrit par Michèle Brassard, la soeur d’une victime, Les chaînes de la honte : https://www.edilivre.com/frontwidget/preview/viewer/id/752753/

 

31 juillet  : CHEZ PUBLICIS, NE PAS CROIRE A LA NECESSITE DE LA PARITE SEXUEE EST UNE FAUTE PROFESSIONNELLE GRAVE !

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/31/un-dirigeant-de-publicis-mis-en-conge-pour-des-propos-sexistes_4976677_3234.html

Kevin Roberts, membre du Directoire de Publicis, a été mis en congé pour avoir émis un doute sur le bien-fondé de l’idéologie paritariste dans le secteur publicitaire.Le point de vue qu’il a développé sur les aspirations féminines (Leur ambition n’est pas verticale, c’est une ambition intrinsèque, circulaire, d’être heureuses) n’a pourtant rien de misogyne. On peut ne pas être d’accord, mais c’est un point de vue qui est développé dans le débat public depuis longtemps, par de nombreux sociologues, par exemple Suzan Pinker : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article312

Il consiste à dire que beaucoup de femmes (Roberts aurait dû dire "beaucoup" au lieu de parler des femmes en général, c’est plus proche de la réalité) donnent la préférence aux postes ou aux professions qui leur laissent du temps libre, en particulier pour le consacrer à leurs enfants, et corrélativement renoncent aux postes à haute responsabilité. Cela ne signifie en rien qu’elles ne sont pas capables d’assumer ces postes : cela signifie qu’elle font un autre choix, tout aussi respectable.

Rappelons que de nombreuses féministes se sont positionnées contre les quotas sexués, dont, ironie de l’affaire, Elisabeth Badinter, qui est l’une des principales actionnaires de Publicis : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article231

Après tout, il s’agit d’un débat de société comme un autre, et Roberts a le droit de donner son avis comme tout un chacun. De deux choses l’une : soit il s’agit d’un prétexte pour régler un conflit interne ; soit on mesure, une fois de plus, la formidable prégnance acquise par l’idéologie misandre, au point qu’une entreprise géante est amenée à marquer sa défiance par rapport à l’un de ses dirigeants, coupable de lui avoir opposé un désaccord.

Màj 3 août : DEMISSION forcée de Roberts, laquelle ne surprendra que ceux qui méconnaissent la force destructrice de l’idéologie misandre : une victime de plus à son actif ! http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/08/03/97002-20160803FILWWW00101-sexisme-kevin-roberts-demissionne-de-publicis.php

Dans cette affaire, le rôle de désinformation des médias francophones est fondamental. Dans les titres d’articles, une grosse majorité attribue à Roberts des "propos sexistes", et même un "interview sexiste". Ce qui donne au lecteur superficiel (espèce très répandue) l’impression que la démission est justifiée.

 

15 juillet : LES MISANDRES RECONNAISSENT LEUR DEFAITE AU PLAN DE L’INFORMATION SUR LES VIOLENCES CONJUGALES

http://lmsi.net/Le-mythe-des-hommes-battus

Nous n’avons pas l’habitude de commenter les textes issus des divers "Collectif antimasculiniste" (en fait antimasculins), tant leur contenu est insignifiant. Nous le faisons pour le dernier en date, intitulé Le mythe des hommes battus, parce qu’il est très instructif, non par son argumentation (toujours la même), mais par l’état d’esprit qu’il révèle chez l’adversaire :

- hommage implicite au travail des hoministes et de leurs compagnons de route : le texte désigne le GES et Maxime Gaget comme les principaux artisans du travail d’information sur les hommes victimes, reconnaît leur réussite et les cite abondamment. Venant de nos adversaires les plus extrêmes, c’est encourageant !

- reconnaissance implicite de la défaite misandre au plan théorique : "Les avancées matérielles et idéologiques des masculinistes sont réelles sur ce terrain." La publication de cet article particulièrement long, mais qui n’apporte aucun argument nouveau, est paradoxale. Il faut voir qu’il s’agit en fait d’une tentative désespérée pour enrayer la progression de l’analyse hoministe dans l’opinion. Et, pour ces idéologues, tout entiers appuyés sur des certitudes factices, de juguler l’angoisse qui les étreint à constater qu’elles perdent tout fondement.

- fuite éperdue dans l’idéologie : considérons quelques citations et les contradictions énormes qu’elles génèrent :

Nous ne nions pas l’existence d’actes de violences de femmes à l’encontre d’hommes, mais nous refusons l’instrumentalisation des analyses féministes, qui implique ici un renversement des rapports de domination. Si l’on parle en terme de phénomènes sociaux structurels et non de cas isolés, il n’y a pas de sexisme anti-hommes, ni d’hommes battus ;

On ne peut pas penser de façon symétrique les violences masculines faites aux femmes, et des actes de violences exercés par des femmes sur leurs (ex) conjoints. Il y a d’un côté un phénomène social massif, légitimé par une société entière, et de l’autre des cas singuliers, jugés « choquants » et aux causes complexes. Nous avons donc affaire à des réalités très différentes. Les « hommes battus » n’existent pas en ce sens.

Étant donné les inégalités structurelles entre les hommes et les femmes dans notre société, on ne peut pas considérer les hommes comme victimes de violences conjugales. Au fondement de la violence conjugale, il y a l’asymétrie de genre, c’est à dire la domination structurelle de la classe des hommes sur la classe des femmes.

Ce qu’on pourrait résumer ainsi : les hommes victimes existent bien dans la réalité ; mais ils n’existent pas dans l’idéologie ; donc ils n’existent pas....

On a bien affaire ici à une fuite absolue, fuite du réel, devenu insupportable, vers une croyance de type religieux, dernier rempart contre ce réel. Le réel, c’est le fait, de mieux en mieux établi, que la violence n’a pas de sexe. Pour des sexistes, c’est un fait inacceptable ; il leur faut, pour exister, distinguer un sexe violent et un sexe victime, un sexe "bon" et un sexe "mauvais". Une seule solution : nier le réel, et se raccrocher à une doxa, intangible et immuable.

Cette reconnaissance de notre progression par l’adversaire ne peut que nous réjouir. Mais nous ne devons pas oublier qu’elle ne s’applique qu’au plan de l’information, et qu’il dispose toujours des pouvoirs médiatique et politique, qui assurent la pérennité des lois et services discriminatoires. Confirmation par deux événements récents :

- au plan médiatique, publication d’un Guide juridique des femmes victimes de violences (Alma), écrit par deux avocates, My-Kim Yang Paya et Céline Marcovici. Ce titre sexué n’a évidemment aucune justification, puisque dans ce domaine la loi ne fait aucune différence entre les victimes, quel que soit leur sexe. Il est purement idéologique. 

- au plan politique, le 27 juin, mise en place et première formation par le Ministère des droits des femmes de 513 "référent(e)s violences faites aux femmes", choisis parmi les professionnels de tous les services d’urgence, et chargés de sensibiliser ces services au problème. Autrement dit, les hommes victimes ne sont pas censés faire appel aux urgences, et s’ils le font, ne bénéficieront pas du même niveau de connaissance de la part des personnels.

http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/laurence-rossignol-a-la-premiere-journee-nationale-de-formation-des-referents-violences-faites-aux-femmes-des-services-durgence 

A écouter, un travail audio réalisé par des étudiants de l’INSA en collaboration avec le GES : http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/references/audios-videos/

 

2 juillet : LE SEXISME COMME CIRCONSTANCE AGGRAVANTE, NOUS SOMMES POUR...

Voir le communiqué du GES : http://www.g-e-s.fr/breves/oui-a-lintroduction-dans-la-loi-du-sexisme-comme-circonstance-aggravante/

Dans le cadre du projet de loi Egalité et citoyenneté, la députée Maud Olivier a déposé un amendement ajoutant dans le Code pénal le sexisme aux autres types de circonstances aggravantes déjà mentionnés. Voici le texte actuellement en vigueur, avec, en gras, la modification :

Art 132-77. Dans les cas prévus par la loi, les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l’infraction est commise à raison du sexe, de l’orientation ou identité sexuelle de la victime.

La circonstance aggravante définie au premier alinéa est constituée lorsque l’infraction est précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, utilisation d’images ou d’objets ou actes de toute nature portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur sexe, leur orientation ou identité sexuelle vraie ou supposée.

Cet amendement a été voté à l’AN en première lecture, et devrait être adopté définitivement en 2e lecture (à partir du 11 juillet). Nous le soutenons, dans la mesure où, à l’inverse de nombreux textes de lois, il n’est pas sexué, ne s’applique pas de manière discriminatoire au seul sexisme contre les femmes, et peut, au moins théoriquement, s’appliquer au sexisme contre les hommes.

Cependant, nous ne sommes pas dupes du fait qu’il est le résultat du lobbying de nos adversaires. Dans son texte de présentation, Maud Olivier écrit : lorsque l’on pense de manière globale les violences faites aux femmes comme des violences spécifiques ayant un caractère discriminatoire et qui touchent les femmes parce qu’elles sont des femmes, il paraît légitime et utile de les qualifier juridiquement.

Les dits adversaires auraient souhaité que le nouveau texte fasse mention explicitement de "violence contre les femmes" et de "féminicide", le concept qu’ils adorent pour désigner le meurtre d’une femme "en tant que femme". Or ce n’est pas le cas. Ils crient victoire, mais il s’agit plutôt d’un semi-échec. Voir à ce propos le communiqué en demi-teinte d’OLF : http://osezlefeminisme.fr/victoire-feministe-la-reconnaissance-des-violences-sexistes-entre-dans-la-loi/

Ceci dit, les tribunaux vont se trouver confrontés à quelques difficultés lorsque leur sera demandé de statuer sur la motivation sexiste d’un crime ou délit. Pour les misandres, c’est simple : tout délit commis à l’encontre d’une femme est sexiste. Mais il est bien évident qu’un(e) délinquant(e) peut en vouloir à une femme (ou à un homme) en particulier, sans en vouloir aux femmes (ou aux hommes) du monde entier. Au plan juridique, on ne voit pas bien comment cette motivation pourrait être établie autrement que par la revendication explicite du(de la) délinquant(e) : par exemple, elle était explicite dans les écrits de Marc Lépine, le tueur fou de Polytechnique, ou dans ceux de Valérie Solanas, lorsqu’elle a tiré sur Andy Warhol. Mais ces cas de revendication sont rares. On peut donc s’attendre, dans les procès jugeant des hommes s’en étant pris à des femmes, à une surenchère d’arguments spécieux produits par les associations misandres ou le personnel judiciaire, pour démontrer chez les accusés l’existence d’une motivation sexiste inconsciente, ou savamment dissimulée. 

A l’inverse, il faudra sans doute attendre un certain temps pour que la misandrie soit dénoncée dans un prétoire comme circonstance aggravante d’un délit ou crime commis contre un homme. Mais ce sera un grand jour, que nous sommes impatients de voir...

MAJ  : adopté par l’AN le 6 juillet, le texte passera en première lecture au Sénat les 4-5-6 octobre 2016 : http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl15-773.html

MAJ 18 octobre : le texte a été adopté par le Sénat : Section 2, article 41 http://www.senat.fr/leg/tas16-004.html

 

26 juin : SAGESSE DE L’ACADEMIE DE MEDECINE, OBSCURANTISME MISANDRE

L’actualité semble s’acharner à nous donner raison, en accumulant des événements qui confortent les points de vue que nous défendons depuis quinze ans. 

* L’Académie de médecine publie un rapport qui préconise la prise en compte dans les soins des différences biologiques entre femmes et hommes. Il ne s’agit pas de différence dans la prise en charge, mais de formation des étudiants et d’adaptation des traitements. Les deux sexes, en effet, ne réagissent pas identiquement à certaines maladies.

 http://www.leparisien.fr/societe/homme-femme-vite-des-soins-adaptes-23-06-2016-5906255.php

Ce qui rejoint, par un autre biais, certains textes de notre rubrique Santé : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article52&var_mode=calcul

* Osez le féminisme publie un communiqué contre l’investiture de Georges Tron aux législatives dans l’Essone. Le texte se termine par "n’investissez pas un homme accusé de viol". Pour ces nouvelles inquisitrices, une simple accusation devrait suffire à suspendre la carrière d’un homme public, comme si elle représentait une preuve en soi  ! Vu le nombre de fausses accusations, il n’y aurait plus beaucoup d’hommes en activité ! De plus, Tron a déjà été jugé et innocenté, et le fait que l’affaire soit en appel n’y change rien. Il n’a aucune raison de ne pas se représenter. (Rappelons que ce monsieur ne fait pas partie de nos amis. Comme Baupin, il a voté les lois misandres à l’Assemblée. De plus il pratique la discrimination positive à l’embauche dans sa mairie, au profit de femmes)

 http://osezlefeminisme.fr/legislatives-2017-georges-tron-candidat-a-limmunite-parlementaire/

 * A Toulon, une jeune femme, Maud Vallet, a été agressée par un groupe dans un bus parce qu’elle portait un short : insultes, menaces, crachats. Très légitimement, une "marche en short" a été organisée pour la soutenir, avec des femmes surtout, mais aussi des hommes. Notre solidarité est entière, bien sûr. Mais, curieusement, il n’y a eu, à cette occasion, aucun communiqué d’OLF, ni aucune participation à la marche (il y a pourtant une antenne à Aix). Il n’y a non plus aucune protestation des autres groupes misandres. Il est incompréhensible que des militantes aussi ardentes à dénoncer les "violences contre les femmes" se taisent en cette occasion. En fait, il y a une raison : les responsables de l’agression sont... des femmes. Et les misandres ne peuvent ni ne veulent dénoncer chez des femmes les mêmes actes violents qu’elle dénoncent chez les hommes, car cela ruinerait leur credo : tous les hommes, et seuls les hommes, sont violents, aucune femme ne l’est.

http://www.francetvinfo.fr/france/a-toulon-une-centaine-de-personnes-en-short-pour-soutenir-une-etudiante-agressee-dans-un-bus_1517331.html

Cela n’est pas sans nous rappeler l’affaire des agressions de Cologne (voir 9 et11 janvier, etc.). A l’époque, il avait fallu 11 jours à OLF pour réagir... et 45 à Patric Jean. Quant à Christine Delphy, elle n’a toujours pas réalisé... C’est donc confirmé : pour les misandres, il y a indignation sélective en fonction des caractéristiques des agresseurs. Les migrants et les femmes sont des agresseurs moins condamnables que les autres (ou pas du tout)...

 * puisqu’on est dans le registre de la bêtise, prenez connaissance des activités de la Women’s Death Brigade, un groupe misandre londonien grâce auquel nous apprenons (enfin !) le nom de l’inspirateur du présumé "masculinisme" : il s’agit de... Jack L’Eventreur !

http://information.tv5monde.com/terriennes/royaume-uni-avec-les-militantes-de-la-women-s-death-brigade-113639

* Benoîte Groult, récemment décédée, nous laisse le souvenir d’une écrivaine excessive, légitimement engagée dans le féminisme renaissant de son époque, mais qui s’est laissée porter par celui-ci à des généralisations extravagantes. Elle a cependant écrit un livre intéressant sur la participation des hommes au mouvement féministe, que nous avons commenté ici :

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article87

 

18 juin : 2 MISES A JOUR

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article331 (1er trimestre 2016)

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article369 (Nicolas Rahmani rend compte de la suite de son affaire de paternité volée, après un premier article de 2013)

 

16-19 juin : FETE DES PERES, NOUVEAUX PERCHAGES

Eric Galerne, père privé de ses trois enfants, s’est perché ce matin sur la grue Titan de Nantes, celle-la même qu’avait investi Serge Charnay en février 2013. Eric avait déjà investi une grue à Rennes le 26 novembre dernier. Voir ici (26-30 novembre) : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article405&var_mode=calcul

Il en est descendu le 18 après-midi. Liens vers les articles :

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-un-papa-de-51-ans-retranche-dans-la-grue-jaune-pour-la-garde-de-sa-fille-16-06-2016-195723

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pour-voir-ses-enfants-un-pere-en-colere-monte-dans-la-grue-jaune-nantes-1466067627

http://www.24matins.fr/nantes-retranche-grue-demande-a-vivre-heureux-enfants-344432

Ce 19 juin, un autre père, Didier Lamy, privé de ses deux fils, s’est suspendu pour la journée, à l’aide d’un harnais, au pont Saint Hubert près de Trévédan (Bretagne) :

http://www.ouest-france.fr/bretagne/dinan-22100/suspendu-sous-un-pont-le-pere-reclame-le-droit-de-visite-de-ses-enfants-4310862

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/plouer-sur-rance/pont-saint-hubert-le-desespoir-d-un-papa-suspendu-au-dessus-de-la-rance-19-06-2016-11114628.php#closePopUp

 

13 juin : PREMIERE VICTOIRE DU GES A PUILBOREAU

Nous suivons avec intérêt la campagne lancée par le GES pour la désexuation de certaines places de parking. A Puilboreau, le magasin Leroy-Merlin n’a pas daigné répondre au courrier de Jean-Luc Guichard, qui date du 26 février ! Par contre, le recours au Défenseur des droits a été efficace. La délégation locale (Charente-maritimes) a contacté directement le magasin, lequel s’est engagé à modifier la signalisation des deux places de parkings réservées aux "Femmes et enfants", d’ici "la fin de l’été". Il reste à surveiller que l’opération sera bien effectuée.

De toute façon, il s’agit déjà d’un succès pour les antisexistes, car le positionnement du Défenseur servira désormais de référence dans d’autres contextes. On notera que JL Guichard a saisi l’antenne régionale, ce qui est peut-être plus rapide et efficace lorsqu’on est dans le cadre d’affaires locales.

Nous saluons donc cette première victoire, et appelons à la développer. En l’occurrence, toutes les personnes qui seraient confrontées au problème des parkings sexués sont invitées à se signaler au GES.

http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/actions-en-cours/campagne-pour-la-desexuation-des-places-de-parking-2016/

 

5 juin : "DADS", CANAL PLUS CRACHE SUR LES PERES

Elle date d’avril, s’intitule Dads, mais nous ne l’avions pas vue : elle nous a été signalée aujourd’hui par un étudiant en pub. La dernière pub de Canal Plus (station aux abois, donc tous les moyens sont bons) est particulièrement répugnante. Jugez-en :

Un couple assiste avec émotion à un spectacle donné par sa fille violoniste adolescente. Le père filme avec sa smartphone, très concentré. Une voix off nous décrit la grandeur et l’importance de la fonction paternelle. D’autres images défilent, de pères filmant leurs enfants qui se produisent dans d’autres contextes (anniversaire, mariage). On revient à la violoniste. La mère, se tournant impromptu vers son mari... fait la grimace : elle a découvert avec consternation qu’il est en fait en train de visionner un match de foot sur Canal Plus ! C’est la fin du spectacle. La formule La télévision a enfin son application s’affiche.

https://www.youtube.com/watch?v=ACmehD0r_Io

Au vu de la fin, on est en droit de se demander si tous les pères présents dans le spot ne jouent pas la même comédie. Ca reste implicite, mais vraisemblable... Ainsi donc, les charmants papas que le texte vante avec emphase sont des hypocrites, des menteurs, des comédiens. Ils font semblant de s’intéresser aux succès de leur progéniture, mais en fait, la seule chose qui les préoccupe, c’est de ne pas rater le match en cours !

Dans le créneau de la paterphobie, c’est fort, très fort ! On aura du mal à faire pire ! En attendant, il faut subir ça au quotidien : rappelons-nous la pub SFR de mai 2006 : c’est exactement sur le même principe. Relire ici : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article344

 

1 juin : DERNIERS TEXTES EN LIGNE

Le coffre à jouets verrouillé. Stéphane Clerget, 2015

Patric Jean, la petite bête qui s’infiltre

John Goetelen : "Je me sens justifié d’avoir fait front fermement et ouvertement" , Paroles d’hommes, avril 2008

 

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