RECENSION : citations misandres d’auteur(e)s divers(e)s (màj régulières)


 

Charte internationale pour la terre et l’humanisme (extrait)

mouvement Colibris, animé par Pierre Rhabbi

Le féminin au coeur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

https://www.colibris-lemouvement.org/mouvement/nos-valeurs/charte-pour-terre-et-lhumanisme

 

Laura Slimani, porte-parole de Benoît Hamon à l’élection présidentielle 2017 - tweet du 9 mars 2017

Je sais pas vous mais moi je m’en passe bien du soutien de Saurel : 1 autre vieux mal blanc libéral en moins

(Orthographe reproduite telle quelle. Le twwet concerne Philippe Saurel, maire de Montpellier, qui vient d’annoncer son soutien à un autre candidat. Il a décidé ensuite de porter plainte. Laura Slimani n’a pas été désavouée par Benoît Hamon)

http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/15/2536528-vieux-male-blanc-maire-montpellier-porte-plainte-contre-porte-paroles.html

 

Nadia Daam, journaliste

Messieurs, voilà comment vous pouvez vous rendre utiles le 8 mars. Slate, 7 mars 2017

(...) Si ces façons d’exprimer votre soutien vous semblent manquer de panache, et si vous tenez tant à participer à cette gigantesque mascarade qu’est devenu le 8 mars, je vous recommande fortement d’appliquer le conseil suivant.

Vous êtes prêt ?

Alors, messieurs, le 8 mars,

NE FAITES RIEN.

TAISEZ-VOUS.

ON JOUE AU ROI DU SILENCE. Le premier qui l’ouvre a perdu.

FAITES-VOUS TOUT PETITS

NON, JE VOUS VOIS ENCORE MONSIEUR. DÉCALEZ-VOUS ENCORE UN PETIT PEU POUR SORTIR DU CADRE DE LA PHOTO.

http://www.slate.fr/story/138476/guide-8-mars-hommes

 

Hillary Clinton

Video mise en ligne à l’occasion du sommet annuel de Makers, le 6 février 2017

En dépit de tous les challenges auxquels nous devons faire face, je reste convaincue que oui, l’avenir, ce sont les femmes. Il suffit de regarder l’énergie incroyable que nous avons vue le mois dernier, quand les femmes ont organisé une marche qui a galvanisé des millions de personnes partout dans notre pays et à travers le monde. Soyez audacieuses. Nous avons besoin de femmes fortes prêtes à s’avancer et à faire entendre leur voix. Nous devons oser fièrement et diriger audacieusement. Alors s’il vous plait, soyez un exemple pour toutes les femmes et les filles qui s’inquiètent de ce que le futur leur réserve et qui se demandent quels droits, quelles opportunités elles vont avoir. Souvenez-vous, vous êtes les héroïnes et c’est vous qui créez l’histoire, vous êtes celles qui briseront les plafonds de verre. Comme je l’ai dit auparavant, et comme je continuerais de le dire, ne doutez jamais que vous êtes utiles, fortes et que vous méritez toutes les chances et les opportunités de ce monde. »

http://madame.lefigaro.fr/societe/hillary-clinton-lavenir-ce-sont-les-femmes-070217-129564

 

Suzan Moore, journaliste

Pourquoi je me suis trompée sur les hommes. New Statement, 5 septembre 2016

(...)
Si vous êtes intéressé par la libération des femmes, vous découvrirez que le plus grand obstacle à cela ce sont les hommes : les hommes en tant que classe. Autrefois, je pensais, « je ne déteste pas tous les hommes. » J’ai fait de la thérapie et tout. Maintenant, je pense que toute femme intelligente déteste les hommes. Il y a très peu de problèmes dans le monde qui n’ont pas pour origine la violence masculine et la misogynie.

Plus je déteste les hommes (#OuiTousLesHommes), moins je fais attention aux individus, en fait, tout comme il est clair que certains peuvent être amusants pendant un certain temps. Avant même que vous preniez la peine de pleurnicher que ma haine des oppresseurs du patriarcat est en quelque sorte équivalente à la misogynie systématique, à l’assassinat en cours, au viol, à la torture et à l’effacement des femmes, sachez ceci : autrefois je faisais des exceptions. J’avais tort.

 

Delphine Ernotte, nouvelle présidente de France Télévisions
 
Interview sur Europe 1 le 23 septembre 2015
 
- Je pense qu’il faut impérativement que France Télévisions soit à l’image, résonne avec son public et honnêtement, en arrivant, mon premier constat, c’est que ce n’est pas le cas. On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change.
Journaliste :
- C’est-à-dire mettre de la couleur, toutes les richesses de la société française ?
- Des femmes, des jeunes, toutes les origines. Exactement.
 

 

Marisol Touraine,
Ministre des Affaires sociales et de la Santé, dans son discours lors de la première journée Santé sexuelle et droits humains, organisé à Paris par l’Unesco, le 5 septembre 2015.

Les victimes de ces violences ne sont pas des victimes comme les autres, parce que ces violences faites aux femmes, aux enfants et singulièrement aux petites filles, ne sont pas des violences comme les autres.
(...)
Elles n’ont qu’un seul et même objectif, un seul et même résultat : reproduire, génération après génération, les inégalités entre les femmes et les hommes, maintenir la soumission des femmes et - disons le clairement - la domination masculine

http://www.actu-mag.fr/2015/09/05/un-tiers-des-femmes-dans-le-monde-subissent-des-violences-conjugales/

 

Christine Delphy

Préface à Avant de tuer les femmes, vous devez les violer ! Rwanda : rapports de sexe et génocide des Tutsi (Syllepse, 2014)
 
Au lieu d’isoler le « viol de guerre », il faut au contraire le replacer dans la série mondiale des viols, et plus largement encore, dans la série des agressions sexuées – dues au sexe (ou genre) de l’agressée - et qui ne sont pas forcément sexuelles. Il est nécessaire de prendre en compte, et d’abord d’admettre qu’il existe, sous toutes les latitudes, un trait commun hélas à toutes les cultures connues aujourd’hui : la haine des femmes – la haine que les dominants éprouvent pour les domineÌ •es. Car les dominants, contrairement à ce qu’on pourrait croire, haïssent beaucoup plus leurs victimes que l’inverse. Ainsi, la haine des hommes est-elle interdite, et les femmes, y compris les féministes, craignent toujours d’en être accusées, et multiplient les preuves que non, elles ne détestent pas les hommes, tandis que ceux-ci peuvent, y compris publiquement, exprimer leur haine des femmes en toute liberté.

Enfin, c’est le grand mérite de ce livre que de faire le lien entre le calvaire d’une femme précise, qu’elle soit tutsi, française ou québécoise, et toute la gamme des violences subie par la partie « femmes » de la population mondiale ; « psychologiques », et physiques, tout un continuum de violences leur enjoint de rester à leur place subalterne ; les oblige à un nombre incroyable de stratégies de protection ; et les fait vivre dans une peur diffuse mais constante, que le déni du danger, ou de la peur elle-même, ne suffit pas à dissiper.
 

https://delphysyllepse.wordpress.com/2014/11/13/preface-a-sandrine-ricci-avant-de-tuer-les-femmes-vous-devez-les-violer/

 

Mila Kunis, actrice américaine

 Le 10 juin 2014, lors d’une émission télé, l’actrice a proposé un sketch où elle tient le discours suivant :
Bonjour, je suis Mila Kunis, et j’ai un message très spécial pour vous, les futurs pères : arrêtez de dire ’Nous sommes enceintes !" (...) Devez-vous faire sortir une personne de la taille d’une pastèque de votre vagin ? Non. (...) Quand vous vous levez pour vomir est-ce parce que vous portez une vie humaine ? Non. C’est parce que vous avez bu trop de tequila. Savez-vous combien de verres de tequila nous avons bu ? Aucun.
A la fin, elle est rejointe par d’autres femmes enceintes, pot de glace à la main, qui clament avec elle : "Vous n’êtes pas enceintes, nous le sommes."

lexpress.fr/styles/vip/mila-kunis-enceinte-pousse-un-coup-de-gueule-contre-les-futurs-papas_1550563.html

 

Laurence Rossignol, ministre de la famille
 
nouvelle ministre de la famille. Interview au JDD (extraits), 13 avril 2014
(...)
En première ligne, du début à la fin, il y a les femmes : ce sont elles qui s’occupent le plus des jeunes enfants, qui renoncent à leur emploi ou leur carrière, elles qui, devenant grands-mères s’occupent des enfants de leurs enfants, elles qui aident ensuite leurs parents. Les familles monoparentales, les mères seules qu’on retrouve dans les couloirs des tribunaux pour mineurs, comme le raconte si bien Pierre Joxe, seront une de mes priorités. Je veux aussi être secrétaire d’État à la parentalité. Car ce n’est pas si simple d’être parent.
(...)
Le but de l’enseignement à l’égalité est de dire aux filles "rien ne vous est fermé car vous êtes des filles", et aux garçons "on est différents, mais personne ne doit avoir le dessus sur l’autre". La cour de récréation n’est pas un espace pour des apprentis petits coqs. Les parents veulent le mieux pour tous leurs enfants, donc que leurs filles réussissent dans la vie à égalité avec les garçons. Un terrain d’entente se trouve facilement, sur cette base-là, avec toutes les familles.
 

 

Kate Winslet

Décembre 2013. L’actrice britannique a trois enfants, issus de trois pères différents. Sa déclaration contre l’hébergement égalitaire a suscité une campagne de protestation de Fathers4Justice : voir l’affiche.

Les gens se disent : Oh mon Dieu, pauvres enfants, ils ont subi tant de choses. Mais il n’y a pas de temps à moitié chez papa, à moitié chez maman. Mes enfants vivent avec moi, c’est tout.
 

20minutes.fr/people/1265705-20131219-kate-winslet-cible-militants-masculinistes

 

Yvette Roudy

interview à Libération , 13 décembre 2013


Les hommes sont toujours aussi paniqués à l’idée de céder leur place à des femmes.C’est comme leur arracher le cœur, ils sont capables de tout pour conserver le pouvoir

Il faut que les féministes sachent que, par un moyen ou un autre, les hommes tenteront de revenir sur chacune de leurs victoires.

On a failli avoir un ministère de l’Egalité, mais moi je tenais à ce qu’on crée un ministère des Droits des femmes car nous sommes un pays de droits, de droits des hommes les bien nommés, comme je dis !
 
liberation.fr/politiques/2013/12/13/nous-sommes-un-pays-de-droits-de-droits-des-hommes-les-bien-nommes-comme-je-dis_966443

 

Danielle Bousquet

 Le 6 novembre 2013, lors de son audition par la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances, concernant le projet de loi égalité femmes-hommes, a déclaré (extrait) :
 
(...) Je crois qu’il s’agit là d’une réponse à votre interrogation sur le nouvel article introduit par le Sénat, visant à privilégier la résidence alternée pour l’enfant en cas de séparation des parents. Il faut d’abord savoir que la quasi-totalité des pères ne demande jamais la garde des enfants, raison pour laquelle celle-ci est pratiquement toujours accordée à la mère, et qu’un grand nombre de femmes se retrouvent seules, sans travail, avec plusieurs enfants à charge.
En fait, ces dispositions du Sénat sont, à mes yeux, portées par un mouvement masculiniste – bien connu dans d’autres pays européens et au Canada en particulier – qui réagit très violemment à l’avancée des droits des femmes.
 
Effectivement, certains pères se sentent atteints dans leur rôle d’homme, et ce mouvement a conduit à cet article voté par le Sénat, en dépit de l’opposition du Gouvernement.
 
La garde alternée peut très bien convenir si la sécurité de l’enfant est assurée dans chacun des deux foyers. Par contre, il faut garder à l’esprit qu’un très grand nombre d’enfants en France sont victimes d’inceste et que 10 % des femmes sont victimes de violences conjugales. Par conséquent, la systématisation de la garde alternée risque de poser d’énormes problèmes en cas de violences de la part du père. Selon nous, c’est au juge de se prononcer sur la meilleure solution pour l’enfant au regard des conditions d’accueil chez le père et la mère. Les dispositions introduites par le Sénat me semblent extrêmement dangereuses ; elles doivent être revues pour protéger les enfants et les femmes.
 

 

Valérie Pécresse

interview au Journal des femmes, 2 juillet 2013

[à propos d’un projet de loi incluant le partage du congé parental entre le père et la mère]

(...) Je suis favorable à ce que l’on encourage les pères à prendre des congés parentaux. Mais il faut réfléchir sur la période qui serait idéale pour l’ouverture du congé parental aux pères. Je suis persuadée qu’ils seraient beaucoup plus attirés par les congés parentaux s’ils pouvaient les prendre à un autre moment et pas dans les trois premières années de l’enfant. Par exemple, pour s’occuper d’enfants malades, en décrochage scolaire ou en crise d’adolescence.(...)

Si l’objectif est que les pères prennent des congés, ouvrons le droit à un congé parental sur toute l’enfance de l’enfant et permettons au père de prendre ces 6 mois à n’importe quel moment de l’enfance. Les pères seront beaucoup plus nombreux à prendre des congés parentaux si les enfants sont un peu plus grands. (...)

Pensez-vous que le plus grand nombre sont les pères qui ont envie de changer des couches ? (...)

Si on veut rééquilibrer les responsabilités des pères et des mères dans l’éducation il faut certes inciter les pères à prendre un congé mais ils le prendront d’autant plus volontiers avec un enfant un peu plus âgé (...)
 
journaldesfemmes.com/maman/magazine/valerie-pecresse-le-conge-parental-propose-ne-correspond-pas-a-la-realite-des-familles-0713.shtml

 

Edgar Morin

L’homme qui pense que les femmes sont supérieures aux hommes, dans Manifeste féminste. Laure Adler. Autrement, 2011, p.84

Je suis très sensible à ce que dit Carl Jung sur le fait qu’il y a animus et anima. Animus, c’est l’esprit, le masculin. Et anima, c’est l’âme qui est féminine. Animus est en manque d’âme. Même s’il en a une petite, il a besoin d’en avoir une plus grande, et c’est la femme qui la lui donne.

 

Le nouvel observateur, 1 juin 2011
 
 
 
La France des machos. Même titre que Marianne du 26 juillet 2008 ! Avec un dossier de 13 pages à l’intérieur...

 

Christine Lagarde, 13 octobre 2010

interviewée par Le Monde ("Les femmes ne doivent pas imiter les hommes",

recueilli par Annie Kahn et Sylvie Kauffman, p. 16)

- (...) Le fait que j’aie pu obtenir de nommer trois femmes sur cinq directeurs, dans mon administration, est très important.

- Cela a-t-il été difficile ?

- Il a fallu convaincre, surtout les hommes.

- Votre argument ?

- Qu’à qualité égale, il fallait une femme.

Quand j’étais patron de mon cabinet à Chicago, à égalité de compétences, je retenais une femme plutôt qu’un homme.

Je crois que les femmes ont un style de prise de décision d’équipe plus participatif, plus inclusif, plus respectueux, plus lent parfois. Sans généraliser pour autant.

Quand deux ministres commencent à argumenter de façon agressive, virulente, si une femme passe par là, les prend tous les deux par les épaules et leur dit d’arrêter de faire un bazar pareil, de négocier intelligemment, ils sont désarmés ! (...) Ce n’est pas un abus de la dimension féminine séductrice. C’est plutôt la dimension maternelle qui s’exprime et qui réconcilie.

 

Christine Lagarde, 8 mars 2010
.
...qui est ministre de l’Economie. A l’occasion de la Journée de la femme, lors d’un déjeuner-rencontre à Bordeaux : 

J’ai historiquement été plutôt hostile aux quotas, j’ai changé d’avis et je suis en faveur d’ un accès privilégié. A égalité, je préfère prendre une femme. J’ai évolué et je considère qu’il est nécessaire de passer par une phase d’encouragement contraignant.

leparisien.fr/flash-actualite-politique/juppe-et-des-bordelais-chantent-en-l-honneur-des-femmes-08-03-2010-840328.php

 

Anne Lauvergeon, 16 octobre 2009

Interviewée depuis le forum de Deauville, la présidente d’Areva déclare au journal de 20h de France 2 :

A compétences égales, eh bien désolé, on choisira la femme ou bien on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair.

youtube.com/watch ?v=cLZD7xV582Y&feature=player_embedded

 

 Jacques Séguela, Direct soir, quotidien gratuit, n° 619, 8 octobre 2009, p. 2. 

se félicitant du projet de loi instaurant des quotas de femmes dans les conseils d’administration (qu’il qualifie de "forteresses mâles de la gouvernance") : 

Place aux femmes, donc. Seules leurs vertus (harmonie, écoute, partage et tendresse) sont celles de ce temps, si loin des règles machistes qui ont si mal dirigé le monde depuis qu’il est monde ( puissance, compétition, réussite et violence). L’homme donne la mort, c’est la guerre. La femme donne la vie, c’est l’enfantement. A qui d’autre confier le soin de notre planète à réenfanter ?

 

Terre du ciel, octobre 2009

Cette association annonce son 21e forum intitulé Voix de femmes (nous avons déjà reproduit l’annonce du 16e forume ; voir 30 novembre 2004) :

Nous voulons entendre la voix des femmes. Dans un monde dont les structures et les fonctionnements sont pétris de valeurs masculines, où le yang étouffe le yin, nous avons besoin de la voix des femmes. C’est l’espérance d’un monde plus ouvert, plus accueillant, plus généreux. Un monde où le coeur n’est plus emmuré par la raison, où l’amour irrigue les relations, où la compétition n’est plus la règle unique à l’école comme dans les entreprises, où la logique guerrière n’est plus souveraine dans les conceptions de notre médecine, de notre politique, de nos marchés. Nous avons besoin de la voix des femmes, de l’énergie féminine, pour que le monde change, devienne plus ouvert, plus accueillant, plus généreux

http://www.terre-du-ciel.fr/forum_automne.htm

 

 Nancy Huston. On ne naît pas homme. Le Monde, 17 mai 2009
 
"Les hommes constituent, de par le monde, entre 90% et 100% des criminels, des pédophiles, des violeurs, des généraux, des chefs d’état et des grands leaders religieux."
 
"Pour ma part, j’aimerais bien savoir pourquoi la spécificité des hommes semble être le massacre des innocents"
.
" A toute époque surviennent les orgies sanglantes perpétrées par des mâles, non tous les mâles bien entendu mais eux seulement, alors qu’on a jamais vu une bande de femmes se livrer joyeusement au carnage, s’enivrer de sang, glisser dans le sang, éparpiller les intestins, piétiner les cervelles, bouffer à pleine mains la chair de leurs ennemis."

 

 
 
 
 La voix du Nord, 27 novembre 2008
.
Dans la foulée de la récente Journée contre les violences faites aux femmes, un sympathique article titré  : Violences conjugales : enrayer le "mâle" à la source.

 

 Jacqueline Rémy, Marianne, 26 juillet 2008

 
 



Sexe, travail, politique. La France des machos. L’enquête qui fâche. [titre d’un article de plusieurs pages, qui ne passe pas inaperçu puisqu’il s’étale aussi en page de couverture. Le courrier envoyé par nous, où nous démontrions l’inanité de cette vision des choses n’a pas été publié à ce jour...]

 

France Info, 8 juillet 2008

[Titre d’une chronique qui commente la publication d’une enquête OND sur la violence conjugale :]

Violences conjugales : les hommes marquent encore des poings.

[Un titre d’autant plus mal venu que l’enquête montre à l’inverse l’accroissement des plaintes d’hommes victimes...]

 

Doylle Deanna Schwartz.
 
auteure de Tous les hommes sont des crétins. Leduc.s Editions, juin 2008
 
[Ce titre se passe de commentaires. Citons-le cependant en entier : Tous les hommes sont des crétins.... jusqu’à preuve du contraire. Il s’agit en fait - nuance - d’un recueil de conseils prodigués aux femmes pour éviter de rencontrer ceux qui, parmi les hommes, sont des crétins. Mais la misandrie appâte le lecteur...]

 

Philippe Brenot.
 
auteur de Les violences ordinaires des hommes envers les femmes. Odile Jacob, mai 2008
 
[Voici l’extrait cité en quatrième de couverture :]
 
« J’accuse les hommes, mes frères, de violences ordinaires envers les femmes. Ce que je dénonce, c’est la violence banale et quotidienne, la violence sourde et aveugle à l’existence féminine, héritière d’une domination masculine que beaucoup pensent disparue, mais qui reste le ferment de la mésentente conjugale. Depuis plus de vingt ans, j’écoute des femmes, des hommes, des couples faire part de ce qui les déchire, les éloigne et les sépare. Certains hommes sont violents par névrose, par psychose, par mélancolie. Ils sont peu nombreux. Je dénonce plutôt la violence des hommes qui le sont par modèle, par habitude, par répétition, par ignorance, par aveuglement. » 
 
[Le triste sire qui a écrit ces âneries est... psychiatre. De quoi être songeur quant à son degré de neutralité lorsqu’il reçoit des couples ! Quant à la "fraternité" qu’il nous propose, il peut se la garder !]

 

Luc Bronner - Le Monde, 3 mai 2008
 
Délinquance : le problème, c’est l’homme [titre de l’article]
 
La délinquance, avant d’être le fait de mineurs, d’étrangers ou de pauvres est d’abord une affaire de sexe, l’affaire des hommes en l’occurence.
 
[Donc il faut] "interpeller les autorités et amener des réflexions sur les politiques de lutte contre la délinquance, notamment la prise en compte du sexe. Au minimum en termes de communication".
 
[Car nous sommes dans une] "société machiste", [que l’on reconnaît] " en ce qu’elle exonère les hommes, dans l’indifférence absolue, d’une responsabilité écrasante dans les phénomènes de délinquance".
 
Le Monde, 3 mai 2008
 
 
[Plusieurs courriers de protestation sont parvenus à Bronner et à la médiatrice du Monde, Véronique Maurus. Le 5 mai, Bronner, confirmant son ignorance du problème, nous faisait cette réponse piteuse :]
"j’ai bien reçu votre mail et vous en remercie. L’analyse de la délinquance à travers les données policières et judiciaires n’est évidemment pas parfaite mais c’est le meilleur indicateur disponible. Sur le fond, je vous suivrais volontiers dans votre raisonnement mais, malheureusement, les statistiques sont implacables : en l’état actuel du Code pénal et de la justice, ce sont les hommes qui sont condamnés plus fréquemment que les femmes (avec des écarts en pourcentage très importants, comme je le soulignais dans mon article). Je ne vois pas en quoi le fait de souligner ce point, de manière factuelle, relèverait d’une idéologie radicale-féministe."
 
[Plus intéressant : le 7 juin, la médiatrice intitulait sa chronique Sexisme rampant, et y citait plusieurs extraits de courrier hoministes. Elle reconnaissait aussi recevoir de plus en plus de courriers antimisandres.]
 
 
 .
Nathalie Gettliffe - Libération, 25 mai 2007
 
Il faut qu’on puisse élever un tout petit enfant sereinement. Pas besoin d’être emmerdée par des hommes ou par des juges.
 
Les mères devraient avoir des droits plus étendus, quitte à évincer les pères un moment. Petits, les enfants ont besoin de cette relation. Ce n’est pas une maladie psychique d’être en fusion avec son enfant.
 
Les hommes sont gauches avec les petits enfants. Les mères et les grands-mères tiennent une place plus privilégiée.
 
Citée par Charlotte Rotman dans l’article intitulé Mère indignée
 

 

Ségolène Royal - campagne présidentielle 2007
 
[Avec elle, il y a de quoi faire un volume de citations ! En voici quelques-unes extraites de son discours à Dijon, le 8 mars 2007]
 
Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme. Mais je suis une femme. Et avec moi, le vrai changement politique, il est là. La politique ne sera jamais comme avant.
 
Je suis une femme, je suis une mère et je peux l’assumer dans ma relation au pouvoir.
 
Lorsqu’il y a un choix à faire, je fais toujours le choix de la vie.
 
Il est temps que les femmes sortent de l’enfance et leur temps a sonné.
 
En acceptant de voter pour une femme, vous vous affranchissez vous-mêmes de vieux préjugés.
 
Derrière l’égalité, la liberté, la fraternité, j’en appelle à la sororité.
 
Synthèse Figaro, Monde, Libération de ce jour-là

 

Elaine Audet. La proie pour la lumière. 12 décembre 2006 (extrait)
 
[Elaine Audet - voir aussi au 28 novembre 2005 - est l’inénarrable poétesse officielle du site Sisyphe. Elle écrit ici à l’approche de l’anniversaire 2006 du massacre de Polytechnique, son obsession]
 
D’un bout à l’autre du monde en l’an deux mille six
Des femmes des filles tombent sous les coups
D’un mari d’un ami d’un proxénète d’un prosti-tueur
Victimes d’un désir insatiable de contrôler
Leurs ventres leur esprit leur sexe leur cœur
De les mettre à genoux muettes et soumises
 
Au nom de Dieu de l’honneur du droit de propriété
Des femmes des filles meurent lapidées
Défigurées par l’acide brûlées sur des bûchers
Vendues violées torturées immolées en série
Avilies enfermées gardées en ignorance
Au service de générations d’hommes sans merci
 
D’un bout à l’autre de leurs voix de leurs pensées
Des femmes des filles resserrent leurs liens
De leurs mains tendues au-dessus de la peur
Font de leurs yeux des puits de savoir
De leurs lèvres des oasis de douceur
De leurs corps des tremplins d’amour et de liberté
 
Que feront les chasseurs d’ici et d’ailleurs sans proies
Restés seuls ils n’auront plus qu’à tuer leur ombre
 

 

Virginie Despentes
King Kong Théorie . Grasset, 2006, extrait pp. 152-3
 
Ils aiment parler des femmes, les hommes. Ca leur évite de parler d’eux. Comment explique-t-on qu’en trente ans aucun homme n’a produit le moindre texte novateur concernant la masculinité ? Eux qui sont si bavards et si compétents quand il s’agit de pérorer sur les femmes, pourquoi ce silence sur ce qui les concerne ? Car on sait que plus ils parlent, moins ils disent. De l’essentiel, de ce qu’ils ont vraiment en tête. Ils veulent qu’on parle d’eux, à notre tour, peut-être ? Par exemple, ils veulent s’entendre dire à quoi ça ressemble, vu de l’extérieur, leurs viols collectifs ? On dirait qu’ils veulent se voir baiser, se regarder les bites les uns les autres, être ensemble en train de bander, on dirait qu’ils ont envie de se la mettre. On dirait qu’ils ont peur de s’avouer que ce dont ils ont vraiment envie, c’est de baiser les uns avec les autres. Les hommes aiment les hommes. Ils nous expliquent tout le temps combien ils aiment les femmes, mais on sait toutes qu’ils nous bobardent. Ils s’aiment, entre eux. Ils se baisent à travers les femmes, beaucoup d’entre eux pensent déjà aux potes quand ils sont dans une chatte. Ils se regardent au cinéma, se donnent de beaux rôles, ils se trouvent puissants, fanafaronnent, n’en reviennent pas d’être aussi forts, beaux et courageux. Ils écrivent les uns pour les autres, ils se congratulent, ils se soutiennent. Ils ont raison. Mais à force de les entendre se plaindre que les femmes ne baisent pas assez, n’aiment pas le sexe comme il faudrait, ne comprennent jamais rien, on ne peut s’empêcher de se demander : qu’est-ce qu’ils attendent pour s’enculer ? Allez-y. Si ça peut vous rendre plus souriants, c’est que c’est bien. Mais, parmi les choses qu’on leur a correctement inculquées, il y a la peur d’être PD, l’obligation d’aimer les femmes. Alors, ils filent droit. Ils renâclent, mais obéissent. Au passage, ils torgnolent une fille ou deux, furieux de devoir faire avec.

 

Aldo Rocco.
 
auteur de Pourquoi les hommes frappent les femmes. Editions Alban, août 2006
 
[L’emploi des deux articles définis dans le titre en dit long sur l’esprit de ce livre sous-titré : "Violences conjugales : l’enquête". Une pure escroquerie, évidemment]

 

Gilles d’Ambra.
 
auteur de Pourquoi les hommes sont lâches. Editions First, août 2006
 
Sous-titre : "Petit précis de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes". A noter que le contenu de ce livre consacré au couple n’est pas particulièrement misandre. Mais un titre bien pourri comme ça, ça fait vendre !Le 2 août, nous avons adressé à l’auteur un courrier de protestation. Nous pensions naïvement qu’il s’était fait imposer ce titre par son éditeur. Nous étions, hélas, bien loin de la vérité, comme nous l’a montré sa réponse du 4 août :


J’ai pris parti de donner à mon livre, le titre d’un chapitre, ce qui est une pratique éditoriale courante, le sous-titre venant préciser qu’il ne s’agit ni d’un livre sur la lâcheté des hommes ni d’une “attaque sexiste violente contre une moitié de la population”. Comme vous le remarquez vous-même, il rapporte “le comportement respectif des deux sexes sans établir entre eux de hiérarchie au point de vue moral”. C’est un choix que j’ai fait moi-même, bien évidemment sans contrainte de mon éditeur.
Par ailleurs, ne voyant nulle part d’”hystérie misandre ambiante”, -il ne m’a pas été rapporté de faits d’hommes brûlés, violés, battus par des femmes
-, je n’ai pas l’impression que le ce titre pourrait y contribuer. En vous remerciant pour vos observations.

Gilles d’Ambra

 

Arnaud de Montebourg. Libération, 21 août 2006
 
[à propos de la candidature Ségolène Royal ]
 
Les femmes ne font pas les choses comme les hommes, affirme le député de Saône-et-Loire. C’est un mélange de sincérité et de détermination. Et puis la maternité, même inconsciemment, ça oblige au dévouement. Les hommes ne sont pas comme ça.

 

Amnesty International - Présentation de la campagne mondiale
"Halte à la violence contre les femmes " - 2006
 
Du champ de bataille à la chambre à coucher, les femmes sont en danger. 
En temps de paix comme en temps de guerre, les femmes sont victimes d’atrocités pour la simple raison qu’elles sont des femmes. [pas les hommes ?]
Des millions d’entre elles sont battues, violées, attaquées, mutilées, ou même assassinées. 
Dans le monde, au moins une femme sur trois subit de graves violences au cours de sa vie. 
On ne peut nier les progrès réalisés grâce aux mouvements de lutte pour les droits humains et plus particulièrement pour les droits des femmes ; cependant, d’innombrables femmes subissent toujours des violences physiques, sexuelles et psychologiques infligées par des proches ou des inconnus.
Trop souvent, ces violences sont tolérées.
Les autorités ne préviennent ni ne répriment ces actes et se montrent incapables d’instaurer un climat dépourvu de violence.
En Europe, la violence domestique est, pour les femmes de 16 à 44 ans, la première cause de décès et d’invalidité, avant le cancer et les accidents de la route.

 

Francis Huster, à l’émission Tout le monde en parle du 18 mars 2006,
dans un débat avec Eric Zemmour (extraits)
 
L’homme est un infâme salaud. Pendant des siècles il a martyrisé la femme. (...) Il y a des fantômes qui nous écoutent, ceux de toutes les femmes qui ont été martyrisées, il faut redescendre sur terre.

 

Texte de présentation de la conférence Appel des femmes à l’écologie,
de Michèle Rivasi, dans le programme du Salon Primevère de mars 2006, près de Lyon
 
L’Ecologie, nom commun féminin , est une pensée à hauteur du monde.
Le Monde va-t-il mal parce que l’homme ne comprend pas la Terre-Mère ? Est-ce pour cela que l’écologie est une pensée féminine   ? Habitude à trouver un terrain d’entente plutôt que de conflit, capacité de partage et de pousser les gens à le faire, compréhension des autres, sensibilité plus grande à l’urgence d’une situation... autant de traits du caractère féminin qui se prêtent à la notion de développement durable.
 
La place de la femme dans notre société et celle de l’écologie vont de pair. C’est en tout cas ce qu’expriment Marie-Christine Blandin, Corinne Lepage ou Michèle Rives qui ont lancé le mouvement "Des femmes pour l’écologie". Les femmes veulent un avenir pour la planète. C’est maintenant qu’il faut agir.
 
Michèle Rivasi expliquera qu’il y a aujourd’hui une réelle urgence écologique à laquelle les femmes sont les plus aptes à apporter des réponses concrètes, réfléchies et de longue durée. C’est actuellement, pour elle, un travail de réflexion et de recensement qui devrait la mener à écrire un livre d’analyses et de propositions pour que l’avenir se conjugue aussi au féminin .
 
Puis elle engagera la salle à débattre avec elle sur quels sont les avantages des femmes actrices de l’écologie.
 
[Primevère est un sympathique salon écologiste et alternatif. Michèle Rivasi est présidente-fondatrice de la CRIRAD. Renseignements pris, c’est la direction de Primevère qui a rédigé ce texte, et se défend de toute intention misandre. Nous voulons bien les croire : c’est cela, la prégnance d’une idéologie dominante]

 

Elaine Audet. Le massacre de l’École polytechnique de Montréal
pourrait-il se produire à nouveau en 2005 ?
28 novembre 2005 (extrait)
 
Depuis ce jour de décembre 1989, combien de femmes en se réveillant se demandent encore si, au même moment, ailleurs dans la ville, quelqu’un qui n’a peut-être pas fermé l’oeil de la nuit, écrit sa lettre de haine, fourbit son arme, ses munitions, repense chacun des mouvements qui le mèneront à la réalisation de son projet de mort. Un homme qui s’est trouvé des boucs émissaires pour ses échecs. Des femmes. De celles qui empêchent le père ancien d’exister, celui-là qui commande, décrète, exclut, soumet, punit, bat, qui a droit de vie et de mort sur les femmes et les enfants. Père tout-puissant que le futur tueur sait ne jamais plus pouvoir être. Tout plutôt que d’assumer sa propre vie, mériter et non maîtriser l’amour qui ne va plus de soi du seul fait d’être né homme. Son raisonnement est simple, unidimensionnel : les femmes d’aujourd’hui sont déplacées, toutes des féministes qui veulent prendre la place des hommes, donc, une seule solution, les remettre à leur place. Avant qu’il ne soit trop tard, avant que les hommes ne deviennent plus que des humains comme les autres.
(...)
 
[ Il y a là typiquement, mais à un degré extrême, un procédé de dramatisation, et de diabolisation des hommes, destiné à inspirer la peur et la haine. Un vrai délire parano-sexiste, potentiellement dangereux...]
 

 

Ireen von Wachenfeldt (Suède). Dépêche de Minorities.org, 25 août 2005 (extrait)
 
(...) Ainsi, la présidente de l’organisation nationale des centres pour femmes battues (ROKS), Ireen von Wachenfeldt, avait défendu lors d’un reportage avec caméra caché un article paru dans son bulletin interne selon lequel « dire que les hommes sont des animaux c’est les flatter. Ce sont des machines, des godemichés ambulants, des parasites émotionnels ». Le scandale causé par ces déclarations, qu’elle a mollement tenté de démentir par la suite, a été tel que de nombreux centres pour femmes battues ont décidé de quitter ROKS, tandis que le Chancelier de la justice (Justitiekanslern), procureur unique en matière de violations de la liberté d’expression, estimait que ces déclarations ne tombaient pas sous le coup de la loi pénale réprimant le discours haineux, cette loi visant uniquement les groupes ethnico-religieux et les homosexuels.(...)
 

 

Lise Payette. Le journal de Montréal, 25 mai 2005, p.22 (extrait)
 
Un homme et son pont
Je vous le dis comme je le pense. Si l’homme qui a grimpé dans la structure du pont Jacques Cartier à Montréal, qui a réussi à fermer le pont pendant trois heures et obligé de braves gens à aller le chercher, était le père de mes enfants, il ne reverrait jamais ses enfants. Pas plus que celui qui a escaladé la croix du Mont Royal habillé en Spidermann.(...)
 
[Il existerait donc un droit non-écrit spécifique à la mère, qui l’autoriserait à priver ses enfants de tout contact avec leur père, à tout moment et pour une durée indéterminée, au motif que celui-ci a agi d’une manière qui ne lui convient pas à elle ???!!!]

 

Marie-France Hirigoyen. Interview à L’Express, 25 avril 2005, p.95 (extrait)
 
Des groupes de défense des droits des pères accusent carrément les femmes d’être aussi brutales que les hommes...
Certains pères s’estiment maltraités parce que leur ex-femme a voulu leur extorquer une pension alimentaire ou qu’elle exige la garde des enfants ! A trop vouloir défendre les hommes, on risque d’enfermer les deux sexes dans des camps opposés.

 

Présentation du 16e Forum et Terre et ciel : Voix de femmes sur la vie et le monde actuel
30, 31 octobre et 1er novembre 2004
 
[texte d’autant plus édifiant que l’association organisatrice n’a aucun lien avec un quelconque féminisme. C’est ça l’idéologie : on répète ce qui se dit, sans réfléchir, même si c’est n’importe quoi]
 
Les valeurs féminines ont presque totalement disparu de notre civilisation dominée par la compétition, la performance et la conquête. Enfermé dans des comportements trop exclusivement masculins notre monde accentue les écarts sociaux, les exclusions, les déséquilibres économiques, les abus de pouvoirs politiques et financiers.
L’Occident s’essouffle et se dessèche par manque de féminin.
Ressurgir vivant de ce sombre état des lieux est-il possible ?
Oui, en donnant plus de place aux femmes, et d’abord en les écoutant.
 
La femme est porteuse de vie. Elle est l’humus de tous les mûrissements. De tous temps... muses, inspiratrices, mystiques, femmes de terrain, révoltées, mères, elles ont incarné les richesses spirituelles et humanistes intrinsèques à leur nature. 
Aujourd’hui, nous voulons entendre leur vision du monde ; écouter leurs intuitions et leurs paroles de sagesses. Les femmes ont à nous transmettre la pulsation vibrante de la vie et de l’amour.
Nos invitées sont des créatrices, des pionnières, des philosophes, des artistes, des femmes d’action - et toujours des femmes pleinement femmes. Quelques hommes au « féminin intérieur » développé se joindront à elles.
Trois jours de vérité et d’authenticité, trois jours au « féminin » fort, au cœur de l’Essentiel.

 

20 ans, n°218, novembre 2004 (couverture) 
 

Un mec, ça marche comment ?

Pourquoi il rappelle pas ?
Est-ce qu’il a envie de moi ?
Il aime quoi, à part la bière ? (sa mère ?)

 

Angélina Jolie. Mère célibataire, une bénédiction !
interview à Paris-Match, 22 avril 2004, p.90 (extrait)
 
P.M. Vous imaginez-vous avoir à nouveau une vie stable avec un homme ?
 
A.J. Je ne le pense pas, car j’ai une fille et je veux, comme je vous l’ai dit, d’autres enfants. Je ne veux pas les troubler. Or on ne sait jamais si un homme c’est pour toujours et quel genre de père il sera. Mes relations avec les hommes et ma vie de famille seront séparées.
 
P.M. Etre une mère célibataire ne doit pas être facile...
 
A.J. En réalité c’est une bénédiction ! (...)

 

Lio, interview à F comme féminin,
n°7, août 2004, p.12 (extraits)
 
F. Quel regard portez-vous sur les pères en général ?
 
Lio. Malheureusement, notre société marche vers un patriarcat qui se radicalise de plus en plus. Les enfants ne portent pas le nom de leur mère. Les lois votées sont de moins en moins favorables aux mères célibataires. Les hommes revendiquent aujourd’hui leurs droits de père, sans que notre société ne soit passée par l’étape de leurs devoirs. (...)
 
F. Et les nouveaux pères ?
 
Lio. Avant d’être de nouveaux pères, il faudrait déjà qu’ils soient des pères ! La tendance à vouloir systématiquement prendre la place de la femme, cette concurrence ne me plaît pas du tout ! (...) 
 
"Lio. Lio... pas si Lolita" ! Propos recueillis par Virginie Legourd

 

Simone Veil. Entretien avec Annick Cojean,
dans Les hommes aussi s’en souviennent, Stock, 2004
 
p.94
Vous considérez-vous comme féministe ?
 
(...) Mais je me sens féministe, très solidaire des femmes, quelles qu’elles soient ; plus proche d’elles en général que des hommes, dont les réactions me paraissent souvent imprévisibles ; et très influencée par elles, effet probable de mon éducation, et de ma mère...
 
Je me sens plus en sécurité avec des femmes. Peut-être est-ce dû à la déportation. Au camp, leur aide était désintéressée, généreuse. Pas celle des hommes. Et la résistance du sexe dit faible y était aussi plus grande. Oui, j’ai beaucoup plus d’affinités avec les femmes. Il est si facile de parler entre nous d’émotions, de sentiments, et de bien d’autres choses de la vie qui énervent souvent les hommes.
 
p.98
(...) La réforme des 35 heures a sans doute donné aux hommes davantage de temps à consacrer à leurs loisirs. Pour les femmes, ce fut l’inverse : ces nouvelles heures disponibles ont été largement utilisées pour les tâches qu’elles culpabilisaient de négliger. La maison, les enfants...(...)
 
p.99
(...) Quand un plan social se présente, le patron choisira toujours de garder l’homme, comme allant de soi, sans prendre en compte le fait qu’un nombre de plus en plus grand de femmes élèvent seules leurs enfants. Et que les pères sont souvent défaillants.
 
[Quel mépris ! C’est d’autant plus étonnant que dans cet entretien consacré au vote de la loi sur l’IVG en 1974, Simone Veil rappelle la violence et la grossièreté de certains propos dirigés contre elle par des parlementaires. Est-il nécessaire de se comporter comme eux trente ans plus tard ?]

 

Pascal Bruckner. Sexisme, dans Guide républicain, Ministère Education nationale, 2004
 
[Ce texte, qui se présente comme une définition élaborée du mot-titre, prend place, à côté d’autres textes du même genre, dans un "abécédaire des mots de la République". Lequel constitue la première partie d’un ouvrage édité par le M.E.N., diffusé dans les collèges et les lycées, et ayant pour objectif "que vive l’idée républicaine aujourd’hui". Alors que, depuis plusieurs années, tous les dictionnaires donnent du sexisme une définition à double facette (anti-femmes et anti-hommes), l’auteur réussit la performance de n’évoquer que le sexisme anti-femmes, avec tous les poncifs du genre. S’agit-il d’une définition par l’exemple ?]
 
Rien de plus ardu que d’imaginer et de vivre l’égalité entre les sexes. Toute la difficulté consiste à ne pas penser la différence en termes d’infériorité ou de supériorité. Traditionnellement, dans toutes les sociétés, les femmes ont été assignées à la nature  : à elles la procréation, l’éducation des enfants en bas âge, le rôle de gardienne du foyer. A l’homme les charges nobles du travail, de la culture, de l’entreprise. La femme serait du côté du corps, de la sauvagerie - ce pourquoi dans certaines civilisations on la cache, on lui demande de se couvrir la tête - et l’homme du côté de l’esprit. Il ne s’agit évidemment pas de nier les réalités du masculin et du féminin mais encore moins de les ériger en absolu. La biologie ne saurait plus être une fatalité. L’homme ne pourra jamais enfanter : il possède toutefois un corps lui aussi, ni plus ni moins impur que celui de ses compagnes. C’est la grande subversion introduite par le féminisme depuis un siècle  : le fait d’être né fille ou garçon ne détermine plus un destin préétabli.
 
Cette évolution est à la fois récente et fragile : n’oublions pas que le droit de vote n’a été accordé aux femmes en France qu’en 1945 par le général De Gaulle. Même dans les démocraties occidentales où l’ordre patriarcal a été fortement ébranlé, le sexisme, c’est-à-dire la discrimination en fonction du genre, persiste dans de nombreux domaines. Mis à part les cas évidents de viols ou de violence c’est l’équivalence qui est évidente, l’inégalité des salaires, à compétence égale, reste la norme. Les charges ménagères à la maison demeurent l’apanage écrasant des filles, des mères et des épouses. En Europe comme en Amérique du Nord, nombreuses sont les professions, notamment les élites dirigeantes, qui restent réservées aux mâles. On n’empêchera jamais les hommes et les femmes de colporter les uns sur les autres les préjugés les plus archaïques. Mais le progrès démocratique va inexorablement vers une extension du droit des femmes surtout à une époque, où, dans le travail comme à l’école, elles manifestent à tous les échelons leurs capacités, voire leur supériorité, soucieuses de faire leurs preuves ou de n’être pas réduites au simple rôle de génitrice, cuisinière, potiche, ou objet de plaisir. Les femmes se battent pour devenir des êtres humains à part entière. Leur dignité rejoint celle de tous les opprimés, de tous les humiliés et concerne chacun de nous au plus profond.

 

20 ans, n°209, février 2004 (couverture)
 
Mon mec = ma poupée. Je l’habille. Je le berce. Je le gronde (et ça me fait du bien).

 

Gisèle Halimi. Le « complot » féministe. Le Monde diplomatique, août 2003, page 28 (extrait)
 
Ignorent-elles le rôle - réel et symbolique - de la domination masculine à l’origine de la violence ? Une norme religieuse et culturelle autrefois répandue et encore tolérée de nos jours. L’homme violent, par la violence, marque son territoire, et rappelle qu’il détient le pouvoir. En même temps qu’il signifie le lien entre virilité et sexualité.
 
Multiforme, la violence des hommes contre les femmes est universelle. (...)

 

20 ans, n°198, mars 2003 (couverture)
 
J’ai rencontré 9 mecs en une heure. Bilan : que des nazes !

 

20 ans, n°193, octobre 2002 (couverture)
 
15 techniques pour retenir un mec malgré lui (quitte à le jeter après !)

 

20 ans, n° 184, janvier 2002 (couverture)
 
Marre des mâles. Restos bruyants, voyeurisme, bimbos au pouvoir... Nuisances quotidiennes de la virilité.

 

Catherine Breillat. « L’homme, ce barbare ».
Propos recueillis par Stanislas de Haldat.
Femme, octobre 2001, pages 23-25 (extrait)
 
Femme : Les hommes peuvent être très agacés en vous lisant ou en voyant un film comme Romance X. Vous êtes très dure avec eux. ¨Pensez-vous vraiment que l’homme est un barbare inutile ?
 
C.B. C’est vrai. La barbarie est masculine, ce sont les hommes qui l’ont inventée.}} Et elle est inutile, comme sont inutiles beaucoup de choses qu’il a créées. Prenez la bureaucratie, par exemple, cette invention masculine qui règne sur le monde en ne produisant aucune richesse, aucune pensée. (...)

 

20 ans, n°168, septembre 2000 (couverture)
 
[Pour ce magazine, nous nous contentons de citer les annonces d’articles faites en couverture : elles sont suffisamment éloquentes...]
 
Marre des mecs ? Prenez un chien ! Plus beau, plus classe, plus sensible...
 
Quel homme attendez-vous ? Un p’tit mari ou un mec de compagnie ?
 
Chaque soir, mon mec fume 10 joints. Comment réveiller un accroc de la boulette.
 

 



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